mercredi 30 mars 2011

Le corps retrouvé est bien celui de la joggeuse disparue

Le corps retrouvé est bien celui de la joggeuse disparue

Des gendarmes sont en faction, le 30 mars 2011 au soir à Villematier, à proximité de là où a été retrouvé un corps. 

Les experts de la gendarmerie scientifique ont retrouvé l'alliance de Patricia Bouchon sur le cadavre découvert mardi soir, à Villematier, en Haute-Garonne. Les gendarmes enquêtent sur un pervers sexuel présent dans la région le jour du drame.


Les résultats des tests ADN sont formels. Le cadavre découvert mardi soir à Villematier, en Haute-Garonne, est bien celui de la joggeuse Patricia Bouchon, portée disparue depuis le 14 février dans le village de Bouloc, a confirmé mercredi le procureur de Toulouse. Cette découverte constitue un tournant important dans une enquête de longue haleine, dans laquelle deux hommes ont été placés en garde à vue puis relâchés.

«On peut dire que c'est le corps de Patricia Bouchon avec certitude», a annoncé le procureur, précisant que les experts de la gendarmerie scientifique avaient retrouvé son alliance, avec une inscription à l'intérieur, sur le cadavre découvert par un chasseur dans un conduit d'égout à dix kilomètres du lieu de sa disparition. Un scénario évoqué un peu plus tôt dans la journée par plusieurs médias. Alors que France Info annonçait que les vêtements du corps retrouvé appartenaient probablement à la joggeuse, Le Parisien, de son côté, avait indiqué que le corps, en état de décomposition avancé, semblait correspondre à sa morphologie.



Le cadavre, retrouvé mardi en fin de journée par un chasseur, était vêtu de sombre et ne portait pas de chaussures. Lors de sa disparition, Patricia Bouchon - femme sportive de 49 ans - portait des vêtements sombres : un jogging bleu marine, un sweat-shirt noir et un K-Way bleu. Une source proche de l'enquête a indiqué que le corps avait été soigneusement dissimulé puisqu'il avait été placé dans une canalisation d'évacuation des eaux passant sous une route.

Mercredi, dès 7 heures du matin, des experts de la gendarmerie scientifique étaient à pied d'œuvre sur les lieux où le corps a été retrouvé. Les techniciens de l'Institut de recherche criminelle de la gendarmerie nationale (IRCGN) ont procédé à différents prélèvements et relevés. Dans la matinée, le corps n'avait toujours pas été déplacé afin de ne pas détruire d'éventuels indices.

Un nouveau suspect

Le jour de sa disparition, des traces abondantes du sang de Patricia Bouchon et des effets personnels - un élastique à cheveux et une boucle d'oreille - ont été retrouvés sur un chemin de terre. Pour les enquêteurs, il ne fait aucun doute que la joggeuse a été victime de violences. Le procureur de Toulouse a, dans ce sens, ouvert une information judiciaire contre X pour meurtre. Mais les circonstances de ce drame restent encore obscures. Un automobiliste l'a-t-il heurtée et fait disparaître le corps ? A-t-elle été victime d'un rôdeur ? A-t-elle été piégée par quelqu'un qui connaissait ses habitudes ?

Selon La dépêche du Midi mercredi, les enquêteurs se penchent tout particulièrement sur la piste d'un individu originaire du Mans connu pour des agressions sexuelles. L'homme, de nature violente, est actuellement incarcéré dans le cadre d'une agression sexuelle commise très récemment dans la Sarthe. Mais à la période de la disparition de Patricia Bouchon, il se trouvait dans le nord de la Haute-Garonne, du côté de Castelginest, près de Toulouse. Des vérifications - notamment de son emploi du temps - sont actuellement menées. Interrogés mercredi sur cette piste, les enquêteurs ont refusé de commenter. Le procureur de Toulouse a quant à lui démenti l'existence d'un éventuel suspect dans cette affaire.

Les insurgés libyens reculent dans le golfe de Syrte

Les insurgés libyens reculent dans le golfe de Syrte

Face à une armée régulière supérieure en nombre et meilleure tacticienne, les insurgés libyens ont battu retraite mercredi sur le littoral du golfe de Syrte, montrant leur faiblesse en l'absence d'un appui aérien allié capable de retourner la situation en leur faveur.

LES INSURGÉS LIBYENS RECULENT DANS LE GOLFE DE SYRTE


Ces revers sont intervenus deux jours seulement après un week-end de victoires en série pour les adversaires de Mouammar Kadhafi repoussés de ville en ville sur la route stratégique longeant le littoral méditerranéen en direction de Syrte, ville natale du "Guide".

L'armée restée fidèle au dirigeant libyen a, dans un premier temps, tendu une embuscade à un convoi hétéroclite de pick-up et de voitures particulières rebelles devant Syrte avant de les déborder dans le désert à l'occasion d'une manoeuvre demandant la sorte de discipline qui fait entièrement défaut aux insurgés.

Les localités de Nofilia, Bin Djaouad et Ras Lanouf sont ainsi rapidement tombées l'une après l'autre dans le cadre de la contre-offensive éclair de l'armée de Mouammar Kadhafi.

Les rebelles n'ont apparemment pas essayé de tenir à Brega, la ville située après Ras Lanouf, et ont poursuivi en direction d'Ajdabiah où certains d'entre eux se sont regroupés. Des dizaines de pick-up équipés de mitrailleuses se tiennent à la sortie ouest de cette ville où la confusion paraît grande.

Interrogé sur ce qui se passe, un insurgé répond: "On ne sait pas. Ils disent qu'un groupe de partisans de Kadhafi est peut-être en train d'arriver en provenance du Sud."

Cela voudrait dire un autre mouvement latéral important à travers les immensités désertiques.

ESCARMOUCHES À MISRATA

Dans toutes les localités, l'armée loyaliste s'est livrée à de violents bombardements de blindés, de pièces d'artillerie et de roquettes Grad montées sur des camions pour faire fuir ses adversaires.

Sans soutien aérien occidental, les insurgés semblent incapables d'avancer ou même de tenir des positions face aux blindés de Mouammar Kadhafi.

Des avions militaires ont bien survolé mercredi le champ de bataille, sans toutefois bombarder apparemment les forces régulières libyennes.

A l'ouest de Syrte, le blocus du port de Misrata, ville tenue par les insurgés à 220 km à l'est de Tripoli, a été levé, ce qui a permis à deux navires de débarquer de l'aide humanitaire et d'évacuer des blessés, a déclaré un porte-parole des rebelles. Selon lui, les combats de mardi ont fait 18 morts parmi la population civile.

Des escarmouches opposent toujours dans la troisième ville de Libye les insurgés aux forces gouvernementales, dont les chars poursuivent leurs bombardements, a-t-il dit.

Les forces rebelles manquent de formation, de discipline et de commandement, sans parler de leur équipement souvent hétéroclite et parfois obsolète. Malgré leur courage et leur enthousiasme, ils ont tendance à s'égailler comme une volée de moineaux à chaque fois que les gouvernementaux commencent à tirer de façon nourrie.

"Cette révolution n'a que cinq semaines, elle est très organisée au plan politique", explique Moustafa Gheriani, porte-parole de l'insurrection à Benghazi. "Il faut normalement six mois pour former un soldat (...) Il s'agit ici de simples citoyens qui prennent des fusils pour défendre leurs biens."

AVERTISSEMENT DE LA RUSSIE

Sur le plan diplomatique, au lendemain de la conférence de Londres, la Russie a mis en garde les Occidentaux contre la tentation d'armer les adversaires de Mouammar Kadhafi et souhaité que l'avenir de la Libye se forge sans ingérence extérieure.

Le Premier ministre britannique, David Cameron, en pointe dans l'affaire libyenne avec le Français Nicolas Sarkozy, n'a pas exclu mercredi la fourniture d'armes aux insurgés tout en précisant ne pas avoir pris de décision à ce sujet.

A Tripoli, le ministère des Affaires étrangères a estimé que la proposition française d'armer les rebelles était contraire aux résolutions des Nations unies et équivalait à soutenir le terrorisme.

A Pékin, le président chinois Hu Jintao a déclaré à son homologue français que la sortie de crise passait par le dialogue et non la force.

A Kampala, le gouvernement ougandais a fait savoir qu'il serait éventuellement prêt à accueillir Mouammar Kadhafi si le n°1 libyen acceptait de quitter le pouvoir qu'il exerce depuis plus de 41 ans sous la pression internationale.

Enfin, les autorités de Tripoli ont expulsé mercredi l'un des envoyés spéciaux de Reuters en Libye, Michael Georgy, sans fournir d'explications.

Avec les correspondants de Reuters dans la région et la rédaction du Caire, Jean-Loup Fiévet pour le service français, édité par Gilles Trequesser

Matches amicaux - Equipes nationales - L'art et la marinière

Matches amicaux - Equipes nationales - L'art et la marinière

La "marinière" portée par les Bleus face à la Croatie divise plus que jamais, à en croire les nombreuses réactions enregistrées sur twitter pendant le match. Le pari du buzz est gagné pour Nike. Reste à savoir si on reverra cette tunique et si l'émotion qui l'accompagne va se tasser... 





S'il doit rester quelque chose de ce France-Croatie (0-0), c'est sans doute ce tableau de 11 joueurs en maillot rayé face à 11 joueurs en maillot à damiers. Et mercredi, autour de la machine à café, il y aura, pour ceux qui n'y ont pas perdu la vue, bagarre entre les pros et les anti-marinières. C'était déjà le cas sur twitter pendant le match avec des centaines et des centaines de réactions sur la nouvelle tenue de l'équipe de France. Et même si les goûts et les couleurs ne se discutent pas, un petit florilège permet de comprendre que la marinière divise comme rarement.

Trop rugby, pas assez foot, trop gay, pas assez bleu, voilà en substance les critiques cristallisées par la tenue des Bleus. "Oh quelle est moche cette marinière qui sert de maillot...il y a le même t-shirt à Kiabi pour 10€…" (gaelinreallife), " cette marinière n'a rien à faire sur un terrain de foot" (Bricesetondjià), "Rami et Gourcuff en marinière, ces 5 minutes supplémentaires vous sont offertes par Têtu" (Captainmorue), " les Bleus en marinière... à quand les Espagnols en toreadors ?" (Gwenolardo), " c'est encore plus moche portée en fait cette marinière" (Hugotweet), "au diable la marinière, trop vilain revenons aux couleurs basique et arrêtons de dénaturer le maillot bleu pour du bizness !" (Fredk13).

De l'autre côté, surtout chez la gente féminine, il y a de nombreux fans de la tenue ou plutôt, de la manière dont elle met en valeur les joueurs. "Définitivement, je l'aime cette marinière" (Marie LR56), "c'est vrai, ils sont beaux les nouveaux maillots des Bleus ! Très tendance la marinière, Non sérieusement, ça change (MalloryOlivier), " oh ouiiii Oh ouiii c'est trop canooooon la marinière (Nadnanas), "la marinière est nettement plus classe que le maillot lustucru ! (Browkavision), "malgré les critiques, moi je trouve que les Bleus ils sont trop stylés" (En herbe), " le maillot des Bleus est plutôt sympa. On pourra le porter sans problème

La question est de savoir si les joueurs porteront à nouveau cette marinière (sans les chaussures oranges, ça serait mieux d'ailleurs) ou si elle connaitra le même sort que le maillot rouge, rapidement tombé aux oubliettes en 2008 et 2010 après deux matches face à l'Espagne (ça ne s'invente pas). De sa réapparition (début juin en Biélorussie?) dépendra son succès. En tout cas, mardi soir, on n'a vu qu'elle pendant 90 minutes. Elle était même présente en tribunes à travers des petits drapeaux et un tifo géant déployé avant le coup d'envoi. La marinière, à la mode lors des étés 2009 et 2010, reviendra-t-elle en force une troisième année de suite grâce aux Bleus? Eux qui n'étaient plus très tendance ces derniers mois, ce serait le pompon.

lundi 28 mars 2011

Le FN a gagné des voix au second tour, face à la gauche comme à la droite

Le FN a gagné des voix au second tour, face à la gauche comme à la droite

Marine Le Pen, à Lille, le 5 mars 2011

Le Front national a-t-il remporté une victoire ce dimanche 27 mars, lors du second tour des cantonales ? Une partie de la réponse tient dans sa progression en voix. Elle est réelle, malgré le faible nombre d'élus finalement obtenus par le parti de Marine Le Pen. Cette progression en voix confirme que désormais, le Front national peut bénéficier de réserves de voix entre les deux tours d'une élection. Et cela est vrai dans le cas des duels du FN face à la droite, mais aussi face à la gauche, souligne Jérôme Fourquet de l'IFOP.

Une forte progression en nombre de voix là où le FN s'est maintenu. Le score national annoncé pour le FN dimanche est trompeur... Ces 11,73 % des suffrages exprimées semblent montrer qu'il a reculé. Or c'est le contraire qui s'est produit.

Si l'on regarde les chiffres sur les 403 cantons où le FN était présent au second tour, on mesure la progression du Front national : il est passé de 620 000 voix au premier tour à 915 000, soit près de 50 % de progression. Certes, il avait atteint 1,38 million de voix au premier tour, mais sur un total bien plus important de 1 440 cantons.

Une hausse de 10 %, dans les duels face à la gauche, mais aussi face à la droite. Dans les duels FN-gauche, le FN gagné 10,6 points en moyenne entre les deux tours, a calculé Jérôme Fourquet : il est passé de 24,9 % des suffrages exprimés au premier tour, en moyenne, à 35,5 % au second tour, explique le sondeur au Monde.fr. Dans le détail, face au PS et aux divers gauche, la différence est de 10,5 points (de 25,1 % à 35,6 %). Dans les duels PCF-FN, la différence est de 11,1 points, un chiffre similaire, alors qu'on aurait pu croire cette configuration plus favorable au FN.

Dans les duels face à la droite, le FN a aussi gagné 10,5 points en moyenne entre les deux tours : il est passé de 26 % à 36,5 %. Cela est plus surprenant et montre que le parti de Marine Le Pen est "tout-terrain", estime Jérôme Fourquet.

Une capacité de mobilisation élargie. "Si le FN progresse en voix, cela montre clairement qu'il a bénéficié de reports de voix, explique au Monde.fr Frédéric Dabi, de l'IFOP. Or le FN est un parti sans alliés, qui, traditionnellement, ne réussissait pas à créer de dynamique d'entre-deux-tours. On voyait généralement le score du FN être contenu, voire reculer."

Certes, lors des cantonales 2004, le FN avait réussi également à gagner des voix quand il était en duel au second tour : + 10,3 points (de 19,9 % à 30,2 %) dans les 46 duels face à la gauche. Et 10 points de plus dans les duels face à la droite (de 20,5 % à 30,5 %).

"Mais en 2004, le nombre de duels était bien moindre, relativise Jérôme Fourquet. En 2011, le FN arrive à progresser alors qu'il y a des centaines de duels. En 2004, le score du FN se tassait au contraire d'un point entre les deux tours, dans le cas le plus répandu à l'époque, celui des 270 triangulaires." "Le FN part aussi de plus haut, 25 % environ contre 20 % en 2004", souligne le directeur adjoint du département opinion de l'IFOP, pour lequel cet indicateur souligne la capacité importante de mobilisation du FN.

La "porosité" avec l'électorat UMP, une tendance qui se confirme. Ces "nouveaux" électeurs qui ont rejoint le FN pour le second tour viennent de l'abstention, des autres partis mais aussi clairement de l'UMP, analyse Frédéric Dabi. "Il y a une porosité avec une partie de l'électorat de l'UMP. Pour beaucoup de ces derniers, comme le montre un sondage IFOP récent pour France-Soir, le FN est devenu un parti comme les autres."

Cette "porosité" a été soulignée par les études d'opinion depuis l'automne : environ un quart des sondés qui affirment avoir voté Sarkozy à la présidentielle de 2007 confient actuellement qu'ils voteraient aujourd'hui pour Marine Le Pen, soit plus de 7 % de l'électorat total.

Des électeurs FN de second tour venus de la gauche. Malgré un échec relatif sur le nombre d'élus, Marine Le Pen a vu dans ses scores du second tour des cantonales le signe d'"un vote d'adhésion" pour son parti et plus seulement d'un vote de protestation. Cela reste à prouver. Elle a aussi estimé que le "front républicain" avait volé en éclats. Frédéric Dabi confirme : "Il est clair que le front républicain ne fonctionne plus."

"Mais surtout, les chiffres montrent que la question des reports de voix vers le FN se pose aussi à gauche, alors que la semaine dernière, tout le monde a focalisé sur les consignes de vote à droite", estime Jérôme Fourquet. La progression d'entre-deux-tours et les niveaux des scores du FN sont quasi identiques dans les cas de duels face à la droite et face à la gauche. Mediapart a confirmé cette tendance sur les 39 cantons où le FN était arrivé en tête au premier tour.

Des gens de gauche qui votent FN ? La tendance est-elle nouvelle ? "On voyait déjà des transferts de gauche vers le FN dans les cantonales de 2004 mais il s'agissait de cantons particuliers, comme le Pas-de-Calais, précise Jérôme Fourquet. Peut-être concernaient-ils d'anciens communistes. Aujourd'hui, le spectre est beaucoup plus large. Le FN est un parti attrape-tout."

Sarkozy au Japon vendredi

Sarkozy au Japon vendredi

Nicolas Sarkozy à Toyako (nord du Japon), en juillet 2008, lors d'un sommet du G8. Crédits photo : Michel Euler/ASSOCIATED PRESS


Le président français resterait seulement quelques heures à Tokyo, pour y rencontrer le premier ministre japonais Naoto Kan et la communauté française au Japon, quatre semaines après le tsunami.


Nicolas Sarkozy devrait se rendre à Tokyo vendredi dans la foulée de son déplacement en Chine, où il se rend mercredi pour ouvrir un séminaire sur les désordres monétaires, à Nankin, dans le cadre de la présidence française du G20.

Après avoir été annoncé par la presse nippone, puis démenti par l'Elysée, le déplacement présidentiel serait finalement reconfirmé. L'Elysée attend encore une validation définitive du gouvernement japonais. Le président resterait seulement quelques heures à Tokyo, pour y rencontrer le premier ministre japonais Naoto Kan.

Lors de cette visite éclair, le chef de l'Etat pourrait également rencontrer la communauté française au Japon. Ce déplacement au Japon avait été souhaité par Nicolas Sarkozy pour manifester la solidarité de la France et des pays membres du G20 à l'archipel après le tsunami meurtrier.

«Il n'est pas question de déranger les autorités japonaises qui doivent se consacrer de façon totale à la gestion de la crise mais, bien évidemment, si l'opportunité se présentait et si les autorités japonaises le souhaitaient, il va de soi qu'au moment de mon déplacement en Asie, je me rendrais là-bas pour manifester notre solidarité», avait déclaré Nicolas Sarkozy à la mi-mars.

La majorité entre dans une zone de turbulences

La majorité entre dans une zone de turbulences


 La défaite de l'UMP aux élections cantonales et des sondages défavorables font entrer la majorité dans une zone de turbulences et de mise en cause de la stratégie de Nicolas Sarkozy pour la présidentielle de 2012.

 NICOLAS SARKOZY MET EN GARDE LES DIVISEURS DE LA MAJORITÉ
 Le chef de l'Etat s'est attaché lundi, devant la direction de l'UMP réunie à l'Elysée, à dédramatiser le score relativement faible de son parti (20,21%), la poussée du Parti socialiste (35,73%) et celle du Front national (11,73%).

Selon un participant, il a ainsi fait valoir que tous les gouvernements en place en Europe étaient en difficulté.

Cet argument et celui du malaise provoqué par des crises internationales à répétition semblent faire partie du viatique des dirigeants de la majorité et des membres du gouvernement.

"Je crois d'abord qu'il y a (...) un mécontentement général de tous les Européens, et même dans le monde", a ainsi déclaré sur RTL le ministre de l'Industrie, Eric Besson.

Mais pour Gaël Sliman, de l'institut de sondage BVA, ces élections sont indéniablement une "gifle monumentale pour l'UMP et Nicolas Sarkozy" après les municipales et les régionales.

"On a beaucoup de mal à comprendre le discours post-défaite tendant à minimiser son ampleur, a-t-il déclaré à Reuters. Le socle de Nicolas Sarkozy se casse et les vases communicants jouent à plein en faveur du FN."

Cet analyste et des dirigeants de la majorité, notamment de sa frange centriste, mettent en cause le virage à droite engagé par Nicolas Sarkozy depuis son discours de juillet à Grenoble sur la sécurité et le remaniement de novembre, qui a mis fin à l'ouverture à gauche et réduit le centre à la portion congrue.

"ERREUR DE POSITIONNEMENT"

Le malaise est sensible jusqu'au sein du gouvernement, dont le porte-parole, François Baroin, a souhaité lundi que le débat sur la laïcité et l'islam en France, voulu par la direction de l'UMP avec le soutien de l'Elysée, soit refermé au plus vite.

Pour lui et d'autres ministres, ce n'est pas là un bon sujet et l'exécutif, comme le parti, seraient mieux inspirés de se concentrer sur l'emploi et les sujets économiques.

Pour l'ancien porte-parole de l'UMP Dominique Paillé, la majorité paye avec le résultat des cantonales "une erreur de positionnement et une erreur de stratégie".

Le sénateur centriste Hervé Maurey dénonce pour sa part un échec de la stratégie "à droite toute" du chef de l'Etat.

"Depuis des mois, nous avons observé une droitisation de la politique menée par le gouvernement qui, à vouloir concurrencer le Front National le légitime", estime le secrétaire général adjoint du Nouveau Centre, une des composantes de la majorité.

Selon un sondage BVA pour Les Echos, 68% des sympathisants UMP considèrent le FN comme un parti comme les autres.

Un sondage Ipsos rendu public dimanche soir place Nicolas Sarkozy derrière le candidat du PS et la présidente du FN Marine Le Pen au premier tour de l'élection présidentielle, ce qui est synonyme d'élimination, dans presque tous les cas de figure.

"L'UMP a perdu une partie du vote centriste sans gagner celui de l'électorat du FN", souligne Hervé Maurey dans un communiqué, en invitant l'exécutif à se "recentrer".

"GROSSES PERTURBATIONS" EN VUE ?

Lors de la réunion hebdomadaire de la direction de l'UMP, Nicolas Sarkozy a répondu à cette admonestation par une mise en garde contre "ceux qui voudraient mettre en cause l'unité de la majorité", a rapporté un participant.

Selon un autre, il a confirmé implicitement sa stratégie de candidat unique de la droite en 2012, contre laquelle s'élève les dirigeants centristes, dont Jean-Louis Borloo.

L'ex-ministre de l'Ecologie, président du Parti radical, a commencé à prendre publiquement ses distances et s'est ému entre les deux tours des cantonales du refus de l'exécutif de donner des consignes de vote au nom du "ni FN ni front républicain".

"On va vers des grosses perturbations à l'UMP", prédit Gaël Sliman. "Elles ont en fait déjà commencé avec l'appel au ni-ni", défendu tant par Nicolas Sarkozy que par le secrétaire général de l'UMP, Jean-François Copé, mais contesté par le Premier ministre, François Fillon, et ignoré par d'autres ministres.

"L'idée d'un candidat alternatif va faire son chemin, si Nicolas Sarkozy continue d'être derrière Marine Le Pen", dit-il, tout en admettant que ce n'est "pas encore" le plus probable.

Une hypothèse sur laquelle un ministre bien en cour à l'Elysée affirme pour sa part qu'il ne faut pas miser un euro.

Il n'en conseille pas moins à Nicolas Sarkozy de renoncer pour l'heure à faire de la tactique électorale, de se concentrer sur les sujets de fond en attendant que la situation se décante et d'officialiser sa candidature "le plus tard possible".

samedi 26 mars 2011

Fukushima, silences coupables

Fukushima, silences coupables

Des représentants de Tepco, jeudi 23 mars.

Tokyo Correspondants - Sous-informés par les autorités, de plus en plus conscients du risque d'une catastrophe dont ils sont, pour la plupart, dans l'incapacité d'évaluer la gravité, les Japonais sont désormais d'autant plus inquiets que fait aujourd'hui surface, à la lecture de la presse et grâce aux témoignages d'experts nucléaires diffusés sur des chaînes privées de télévision ou sur des blogs, l'arrière-plan nauséabond de ce drame : la puissance de ce que, par pudeur, on nomme le "lobby nucléaire".



Un milieu riche et puissant dont le coeur bat au ministère de l'économie, du commerce et de l'industrie (METI), qui a la haute main sur la politique nucléaire, et dont les ramifications comprennent la Fédération des compagnies d'électricité (FEPC), l'Agence de sûreté industrielle et nucléaire (NISA), les groupes industriels qui construisent les centrales - Toshiba et Hitachi en tête - et les opérateurs.

Ce lobby, qui voit d'anciens hauts fonctionnaires des ministères et agences liés au nucléaire "pantoufler" dans des compagnies d'électricité, est passé maître dans l'art de verrouiller l'information. Il finance d'importantes campagnes publicitaires dans la presse et à la télévision pour assurer que le nucléaire est parfaitement sûr.

L'arrivée au pouvoir, en 2009, d'une nouvelle majorité n'a pas modifié la donne, car le Parti démocrate du Japon (PDJ) s'appuie sur la puissante confédération syndicale Rengo, dont l'une des principales composantes est la branche regroupant les travailleurs du secteur de l'énergie, très attachée au nucléaire.

Cette collusion à grande échelle entre la haute administration, les agences de surveillance, les constructeurs de centrales et les opérateurs fait non seulement taire les oppositions mais aussi évacuer toute question sur le nucléaire. Ce n'est pourtant pas faute de preuves - étayées par des documents - de négligences, de mensonges par omission ou de pures falsifications. Ces agissements s'étaient traduits, en 2002, par la mise en cause des dix compagnies d'électricité du pays pour dissimulation d'incidents dès les années 1970, début du nucléaire dans l'Archipel. La compagnie d'électricité de Tokyo (Tepco), propriétaire et opérateur des centrales de Fukushima, était la première visée.

S'ajoutent cette fois des témoignages - appelés à être vérifiés et remis en perspective - d'anciens de Tepco. Mais, pour l'instant, "brutes de décoffrage", ces révélations font froid dans le dos. Si elles reflètent la réalité, il apparaît que les opérateurs - Tepco, certes, mais aussi ses homologues - ont fait passer la rentabilité à court terme avant l'impératif de sécurité à long terme, ou, dans le meilleur des cas, n'ont pas suffisamment pris en compte le risque dans un pays à forte activité sismique et à tsunamis.

Les centrales de Fukushima étaient conçues pour résister à une vague de 5,5 mètres en prenant comme référence celle qui avait frappé le Chili en 1956... Les réacteurs ont résisté au séisme et se sont arrêtés automatiquement, mais le système de refroidissement, insuffisamment protégé, a cessé de fonctionner. Deux ingénieurs de Toshiba qui ont participé à la conception de la centrale de Fukushima, cités par le quotidien Tokyo Shimbun, estiment qu'un "risque trop bas" a été retenu comme base de calcul.

Du bout des lèvres, le ministre de l'économie a reconnu que "lorsque la situation de crise aura été maîtrisée, nous devrons examiner la gestion de Tepco". Certes, mais entre-temps, combien de victimes seront-elles dénombrées ?

Un ancien ingénieur de Toshiba, qui témoigne anonymement, est plus direct : "Ce n'est pas à une catastrophe naturelle que le Japon est confronté, mais à une catastrophe provoquée par l'homme." Un long article du Wall Street Journal reprend les données exposées par Hidekatsu Yoshi, député communiste et ancien ingénieur nucléaire, qui a démontré, dans un livre paru en 2010 s'appuyant sur des documents de la NISA, que la centrale de Fukushima est celle qui, dans tout le Japon, a connu le plus grand nombre d'incidents, dont une quinzaine d'accidents entre 2005 et 2009, et que ses employés ont été les plus exposés aux radiations au cours de la décennie écoulée. Est également pointé le recours, pour la maintenance des centrales, à des sous-traitants souvent inexpérimentés, qui paient aujourd'hui un lourd tribut à la lutte contre la catastrophe.

La réaction tardive de Tepco est également mise en cause. "Tepco a pris en compte le danger avec lenteur", a déclaré un haut fonctionnaire à l'agence de presse Kyodo. Dans les deux premiers jours qui ont suivi le séisme et le tsunami, le souci de préserver les équipements semble l'avoir emporté sur la prise en compte du risque pour les populations.

Les 8 employés d'Areva, entreprise française leader mondial du nucléaire, qui étaient présents sur le site au moment du séisme, ont rapidement pris la mesure du danger puisqu'ils ont été parmi les premiers à partir. Areva n'avait pourtant jamais émis la moindre crainte sur des risques présentés par les centrales de son client Tepco.

Nicky Hilton, divine starlette

Nicky Hilton, divine starlette

 Nicky Hilton, divine starlette

Jeudi dernier à Los Angeles s'organisait une soirée Nylon Magazine. On y retrouvait, entre autres, la jolie Nicky Hilton qui était tout simplement divine.

Vêtue d'une robe dorée à sequins, la jolie blonde était sculpturale. Le vêtement, aux épaulettes renforcées, met en valeur sa fine silhouette.

Audacieuse et tendance, elle prend soin de se jucher sur des escarpins plateformes nude, en parfaite adéquation avec le reste de sa tenue.

Une jolie pochette couleur crème peaufine son look avec brio.

Une chose est sûre, en matière de style, Nicky Hilton n'a rien a envier à sa soeur Paris.

Découvrez également le match mode entre les deux soeurs Hilton.

jeudi 24 mars 2011

Les coûts de canon de l'armée française

Les coûts de canon de l'armée française

Déjà plusieurs centaines d'heures de vol, des dizaines de sorties d'avions de chasse et de surveillance, et - à l'heure qu'il est - quatre blindés neutralisés en tout et pour tout. Depuis le déclenchement de l'intervention militaire en Libye, l'armée française a mobilisé des moyens conséquents pour un bilan - en apparence - limité. Hier, les Rafale du porte-avions Charles-de-Gaulle, positionné en Méditerranée, ont effectué un premier «vol de reconnaissance» dans l'espace aérien libyen, avant de regagner le navire sans difficulté, a indiqué Paris. Tout ça pour ça ? 

 Les coûts de canon de l'armée française

L'état-major rétorque que l'efficacité de l'action militaire ne se mesure pas au nombre de frappes. La résolution 1973 de l'ONU prévoit la mise en place d'une zone d'exclusion aérienne et autorise le recours à la force pour assurer la protection des populations civiles. Samedi, les raids de l'aviation française près de Benghazi, suivis quelques heures plus tard par d'autres bombardements de la coalition dans le même secteur, ont fait reculer les forces pro-Kadhafi. «Nous avons évité un bain de sang à Benghazi», se félicite le ministre des Affaires étrangères, Alain Juppé. Mais depuis, plus rien. «Cela peut être interprété comme un succès», note Jean-Pierre Maulny, spécialiste des questions de défense à l'Institut des relations internationales et stratégiques (Iris) à Paris. Hier, devant les députés, le ministre de la Défense, Gérard Longuet, a déclaré : «A ce jour, aucun hélicoptère ou avion de combat sous l'autorité du gouvernement de Tripoli ne vole à cet instant et n'est vraisemblablement en mesure de voler.»

Carburant. Mais dans un contexte économique où l'Etat réduit ses dépenses tous azimuts, notamment au sein des armées (8 000 suppressions de postes prévues cette année), et en l'absence de but de guerre bien défini, la question du coût des opérations commence à poindre. 

Le fair-play financier peut "éviter le désastre mais ne va pas assez loin"

Le fair-play financier peut "éviter le désastre mais ne va pas assez loin"

le FC Valence est un des clubs en grandes difficultés.
Michel Platini a été reconduit à la présidence de l'UEFA, mardi 22 mars, à Paris pour quatre années. Son deuxième mandat doit lui permettre de mettre en œuvre le fair-play financier, dont il a déjà réussi à faire admettre le principe. Olivier Ferrand, président de la fondation Terra Nova et l'un des auteurs du rapport sur les dérives financières du football européen, estime que cette mesure est une "bonne chose" mais qu'elle ne s'attaque que globalement au problème, négligeant les spéculations financières et les dettes faramineuses de certains clubs.

Le flair-play financier est-il une bonne nouvelle pour le football ?

Tout part d'un constat rassurant : Platini, l'UEFA, les présidents de club ont identifié le problème : les recettes commerciales ne couvrent pas les dépenses. Même si ces recettes ont dans le même temps augmenté considérablement, elles n'arrivent pas à combler le déficit en raison de l'éclatement des masses salariales, qui atteignent des sommets. Le fair-play financier, c'était important de le mettre en place et il n'est pas forcément trop tard. C'est une bonne mesure qui se fixe pour objetif d'éviter le désastre. Car on est vraiment sur le fil du rasoir.

Quels sont les principaux écueils du football professionnel ?

Il y a actuellement trois expédients principaux dans le foot. Tout d'abord, la spéculation financière sur le prix de joueurs et sur les plus-values à leur revente qui font que les prix augmentent encore et toujours et que les clubs les vendent le plus rapidement possible pour ne pas perdre d'argent.

Il y a aussi l'endettement énorme de 15 milliards d'euros dans le football européen avec notamment 5 milliards en Espagne ou encore 1 milliard pour le seul Manchester United. Il y a un manque total de régulation sauf en France avec la DNCG (Direction nationale du contrôle de gestion). Ce surendettement est facilité par un système comptable faussé par l'actif financier que représente le joueur et qui permet aux clubs d'aller voir les banques pour emprunter et donc de s'endetter.

Enfin, il y aussi les mécènes qui entrent dans le monde du football sans recherche de rentabilité, mais plutôt pour se créer une image ou entrer dans un réseau. Ils injectent beaucoup d'argent, faisant encore gonfler la bulle financière.

Comment contrôler la masse salariale des clubs ?

Pour contrôler les salaires, il faudrait imposer une masse salariale en Europe à auteur de 55 % du chiffre d'affaires de chaque club, à l'instar de ce qui se fait dans les quatre grandes ligues de sport professionnel aux États-Unis qui imposent, avec différentes règles selon les ligues, un "salary cap" (plafond salarial). Cela serait toujours moins régulateur qu'en Amérique, mais ça réglerait une partie du problème puisque, aujourd'hui, la masse salariale des clubs, c'est 90 % du chiffre d'affaires en Angleterre, et 70 % en France par exemple, ce qui ne laisse qu'une faible partie pour faire vivre le club.

Quel est le risque majeur pour le football professionnel européen ?

Le risque est que la bulle financière éclate. Il y a déjà eu des faillites de club, notamment en deuxième division italienne, mais si un grand club fait faillite – et certains n'en sont pas loin, comme Valence en Espagne –, cela aurait de graves conséquences. Cette faillite libérerait de nombreux joueurs de qualité, gratuits, faisant ainsi baisser les prix globaux du marché et donc les valeurs de tous les autres joueurs. Dès lors, à titre d'exemple, les 100 millions d'euros de Cristiano Ronaldo, en valeur, baisseraient d'un coup pour n'atteindre que 20 millions d'euros. Cela ferait par conséquent baisser énormément les actifs financiers de son club, actifs financiers qu'utilise le club pour évaluer sa valeur et emprunter aux banques. C'est alors le club qui se trouverait dans un équilibre plus que précaire.

Quelles autres mesures prôneriez-vous ?

Nous pensons qu'il faudrait également supprimer les plus-values financières sur les reventes des joueurs, car les dépenses des clubs doivent être financées par des recettes pérennes et non par des recettes exceptionnelles comme le sont les ventes de joueurs. En allant au bout des choses, l'idée serait de clore les transferts complètement, comme en NBA par exemple, et d'échanger les joueurs entre eux. Ce serait un basculement total de politique mais c'est réalisable si l'on s'en donne les moyens.

Un autre point très important est de contrôler les dettes des clubs. Des clubs comme Manchester United peuvent faire des profits et avoir un bon chiffre d'affaires et dans le même temps contracter des dettes énormes. Il faudrait créer une DNCG européenne, un vieux serpent de mer, pour contrôler et surveiller les dettes des clubs.

Kate Middleton : elle était le souffre-douleur de son école

Kate Middleton : elle était le souffre-douleur de son école

Partout, on loue son aisance, son style et sa jovialité. Gracieuse, élégante, attentionnée, la miss Middleton ne cesse d'enchanter.…




Des cendres au trône. Qu'elle chante God Save the Queen, exhibe la bague de Lady Di, ou manie les ustensiles de cuisine, la petite fiancée de l'Angleterre émerveille. Partout, on loue son aisance, son style et sa jovialité. Gracieuse, élégante, attentionnée, la miss Middleton ne cesse d'enchanter. C'est tout un peuple, séduit, qui l'accompagnera lorsqu'elle s'avancera vers l'autel de l'abbaye de Westminster, le 29 avril prochain.

Mais pour faire (un bon gâteau d'amour) comme un conte de fées, il faut que les petites filles puissent s'identifier. Cendrillon a frotté, astiqué, balayé, avant de trouver chaussure à son pied. Peau d'Âne a traîné son horrible bataclan et Aurore, dormi des années avant de rencontrer son prince charmant. Si notre ravissant brunette n'a jamais été ni boulotte, ni souillon, les tabloïds britanniques ont trouvé sa faille: la donzelle a connu des jeunes années difficiles; tête de turc rejetée par ses camarades, victime de moqueries et d'actes de cruauté.

C'est ce qu'ont déduit les médias de la perfide Albion après avoir déniché un organisme de bienfaisance à la «résonance particulière», dans la liste des présents nuptiaux.«Le prince William et Mademoiselle Middleton ont demandé que toute personne souhaitant leur offrir un cadeau de mariage prennent en considération la possibilité de faire un don à un fonds humanitaire», a indiqué la semaine dernière un porte-parole du couple. Un fonds ad hoc a donc été créé afin de distribuer les sommes récoltées à 26 ONG, aux missions très diverses, allant des arts, à la conservation du patrimoine en passant par les anciens combattants. Mais parmi ces oeuvres de charité, se trouve l'association Beatbullying, qui combat le harcèlement de certains élèves au sein de leur établissement. Bingo! La presse à sensations a trouvé matériau à enquête, et vu, dans ce choix, la volonté de Kate de sensibiliser le public à une cause qui lui tenait à coeur.

mardi 22 mars 2011

Rugby : Chabal, la vedette médiatique devenue "paria"

Rugby : Chabal, la vedette médiatique devenue "paria"


Ecarté de l'équipe de France après la défaite contre l'Italie le 12 mars, Sébastien Chabal est passé en quelques semaines du rang de vedette médiatique à celui du "paria", dont la place chez les Bleus est très sérieusement contestée à six mois de la Coupe du monde. Le joueur du Racing-Métro a traversé le Tournoi des six nations comme une ombre : les deux fois où il a été titulaire, en Angleterre et face à l'Italie, la France a perdu. Sans lui, elle montre un visage plus rassurant.

Marc Lièvremont a fini par renoncer à vouloir installer le Racingman de 33 ans, qui a joué tour à tour en troisième, deuxième ligne et à l'aile chez les Bleus, au poste de n° 8 titulaire du XV de France. Après la défaite contre l'Angleterre, le sélectionneur tricolore s'accrochait encore à sa conviction initiale, déclarant : "Face à l'Italie, je préfère le voir démarrer le match, à la limite, que remplaçant. J'ai revu le match. Sa prestation, de la même manière que celle de Clément Poitrenaud ou de Yoann Huget, ne m'a pas semblé catastrophique."

"LA FERMER ET TRAVAILLER"

Présent sur la pelouse au coup d'envoi à Rome, Chabal est passé à côté de son match ; sa prestation médiocre pourrait lui être fatale. Lorsqu'au lendemain de la défaite, le sélectionneur tricolore affirme sous le coup de la colère que "certains avaient sans doute disputé leur dernier match sous le maillot bleu, samedi en Italie", "The Caveman" ("L'homme des cavernes") semble particulièrement visé. Au mieux, face à un Harinordoquy redevenu incontournable en n° 8, Chabal peut aspirer à redevenir cet "impact player", capable de faire des entrées en jeu tonitruantes en deuxième période, ce poste qu'il occupait lorsqu'il découvrait le maillot bleu il y a une dizaine d'années.

Depuis le 12 mars, la figure la plus médiatique du rugby français, familière des plateaux télévisés (il aurait refusé de participer à l'émission de TF1 "Danse avec les stars"), des spots publicitaires et des tables de poker, ne s'exprime plus publiquement. Les derniers mots du rugbyman sur le site de microblogging Twitter, dont il est d'habitude un utilisateur frénétique, date du jour où il a perdu sa place chez les Bleus. "Quand on est là, il n'y a qu'une chose à faire. La fermer... et travailler." L'international aux 62 sélections, dont le corps a du mal à gérer l'enchaînement des matches cette saison, applique cette leçon à la lettre.

BERBIZIER : "UNE PÉRIPÉTIE DE LA VIE D'UN JOUEUR"

Pour espérer retrouver le lustre du maillot bleu, Chabal n'a qu'une seule solution : briller avec son club, deuxième du Top 14, qui peut espérer beaucoup de la fin de saison. Lundi, le manageur du Racing-Métro Pierre Berbizier a pris la défense de son joueur en conférence de presse, rappelant à quel point son parcours international a toujours été chaotique : "Si je me rappelle bien, personne ne voyait Chabal comme n° 8, et puis il est devenu le n° 8 incontournable de l'équipe de France et il redevient maintenant un paria. Pour nous, il reste le même au niveau du club. On continuera à l'utiliser comme on l'a toujours utilisé."

"C'est une péripétie de la vie d'un joueur. Il a passé une période où il n'était pas au mieux. J'espère qu'on lui donnera les moyens de revenir à son meilleur niveau", a poursuivi Berbizier, assurant que le joueur "est bien" depuis son retour. Titulaire indiscutable en deuxième ligne avec son club, Sébastien Chabal aura sans doute l'occasion de prouver dès samedi, face au Stade toulousain et sa bande d'internationaux français, que sa carrière rugbystique peut encore profiter d'un nouveau souffle.

Street View : la CNIL inflige une amende à Google

Street View : la CNIL inflige une amende à Google

Les véhicules Street View de Google, équipés de caméras à 360°, ont collecté des données privées.

La Commission nationale de l'informatique et des libertés (CNIL), le gendarme français de la vie privée, a condamné le géant de l'Internet Google à payer une amende de 100 000 euros pour avoir collecté des données personnelles lors de la mise en place de Google Street View, son service de cartographie interactive.

Pour mettre en place ce service, Google utilise des voitures équipées de caméras et d'enregistreurs qui circulent dans les rues et filment le paysage à 360 degrés. Mais ces voitures ne collectent pas que des images : "Des contrôles effectués fin 2009 et début 2010 ont permis à la CNIL de constater que les véhicules déployés sur le territoire français captaient et enregistraient non seulement des photographies, mais aussi des données transitant par les réseaux sans fil Wi-Fi de particuliers, et ce à l'insu des personnes concernées", rappelle la CNIL. Des contrôles similaires dans d'autres pays avaient abouti aux mêmes conclusions.

"Comme nous l'avons déjà dit, nous sommes profondément désolés d'avoir collecté par erreur des données circulant sur des réseaux Wi-Fi non sécurisés", a réagi Peter Fleischer, directeur protection des données personnelles chez Google, après l'annonce de l'amende. "Dès que nous avons compris ce qui se passait, nous avons arrêté nos voitures Street View et en avons immédiatement informé les autorités françaises. Notre objectif a toujours été de détruire ces données et nous sommes contents que la CNIL nous en ait donné l'autorisation."

CARTOGRAPHIE DES POINTS WI-FI

L'intérêt pour Google était de pouvoir améliorer ses services de géolocalisation : en cartographiant les points d'accès Wi-Fi dans les villes, il peut proposer, en complément du GPS, un système de géolocalisation efficace.

Dans un premier temps, Google avait nié avoir collecté des informations sur les réseaux Wi-Fi, avant de faire machine arrière. Le moteur de recherche avait alors expliqué qu'en raison d'un dysfonctionnement du logiciel qui équipe ses voitures des données personnelles avaient bien été collectées par erreur. Google affirme que ces données, parmi lesquelles des identifiants de connexion à des sites Web ou des courriels, n'ont pas été utilisées et ont été supprimées.

La CNIL note que Google a bien cessé de collecter ces données via ses voitures ; elle remarque cependant que la cartographie des réseaux Wi-Fi se poursuit "directement par le biais des terminaux mobiles des utilisateurs se connectant au service de géolocalisation Latitude (smartphones, etc.), et ce à leur insu". Une "collecte déloyale au sens de la loi", juge le régulateur, qui demande toujours d'avoir accès au code-source du programme qui équipait les voitures.

La procédure pourrait prendre un nouveau tour dans les mois à venir. Google maintient que son service de géolocalisation Latitude n'est pas soumis à la loi française, et s'est donc abstenu de faire une déclaration à la CNIL le concernant. La Commission de l'informatique et des libertés conteste ce point de vue.

dimanche 20 mars 2011

Des milliers d'Ivoiriens cherchent à fuir Abidjan

Des milliers d'Ivoiriens cherchent à fuir Abidjan

Des milliers d'Ivoiriens fuyant les violences à Abidjan, la capitale économique de la Côte d'Ivoire, ont conflué dimanche vers la gare routière centrale, s'entassant à bord de cars avec leurs bagages pour tenter de gagner les campagnes. 

DES MILLIERS D'IVOIRIENS TENTENT DE FUIR ABIDJAN


Des personnes poussaient, se bousculaient et se sont parfois invectivées et battues pour monter à bord des cars, où des enfants épuisés tentaient de dormir sur des piles de valises à la gare routière d'Adjamé.

Dans ce quartier ont eu lieu de violents affrontements ces derniers jours entre les forces de sécurité fidèles au président sortant Laurent Gbagbo et les partisans de son rival, Alassane Ouattara.

"Nous quittons Abidjan. On nous a tiré dessus jour et nuit et nous ne savons pas quoi faire. Nous en avons assez de tout ça", déclarait un fonctionnaire du nom d'Adama Diawara, devant une foule de personnes se réfugiant à un abribus.

"Nous voulons que la communauté internationale nous vienne en aide", ajoutait-il.

Gbagbo refuse de céder le pouvoir à Ouattara, dont la commission électorale ivoirienne a proclamé la victoire, laquelle a été certifiée par l'Onu et reconnue par la communauté internationale.

Au moins 25 personnes ont été tuées jeudi quand les forces de Gbagbo ont tiré des obus de mortier contre le tentaculaire bidonville d'Abobo, fief des partisans d'Ouattara, a déclaré la mission de l'Onu en Côte d'Ivoire. Les forces de Gbagbo ont démenti avoir tiré ces obus.

Selon l'Onu, 435 personnes ont été tuées et 450.000 autres ont dû fuir leurs habitations depuis le début des violences, au lendemain du second tour de l'élection présidentielle du 28 novembre.

Samedi, Charles Blé Goudé, ministre dans le gouvernement de Gbagbo et chef des "Jeunes patriotes", le mouvement de jeunesse de ses partisans, a appelé la population à s'enrôler dès lundi matin dans l'armée ivoirienne, ce qui accentue les craintes d'une nouvelle guerre civile.

Les forces kadhafistes entrent dans le centre de Misrata

Les forces kadhafistes entrent dans le centre de Misrata 

Les forces fidèles au colonel Mouammar Kadhafi ont fait dimanche leur entrée dans le centre de Misrata, troisième ville de Libye, située à moins de 220 km à l'est de Tripoli, rapportent des habitants.

LES FORCES KADHAFISTES ENTRENT DANS LE CENTRE DE MISRATA

L'entrée des blindés de l'armée régulière libyenne dans le centre de la plus grande ville tenue par les insurgés à l'ouest du golfe de Syrte est intervenue malgré des tirs effectués la nuit dernière par les forces occidentales contre les bases des forces kadhafistes au sud de la ville.

"Des combats se déroulent entre les rebelles et les forces de Kadhafi. Leurs chars sont dans le centre de Misrata. Il y a tant de victimes que nous ne pouvons les compter", a déclaré par téléphone à Reuters un porte-parole des insurgés, Abdelbasset.

Selon lui, le chef du régime libyen "recourt à la stratégie de la terre brûlée, incendiant et détruisant tout ce qui se trouve sur son chemin".

Les informations concernant Misrata étaient impossibles à vérifier dans l'immédiat en raison de l'interdiction faite par les autorités libyennes aux journalistes de se rendre dans cette ville. Aucun commentaire officiel n'était non plus disponible sur la situation à Misrata.

Misrata est assiégée depuis des jours par les forces libyennes, y compris par la 32e brigade commandée par Khamis, un des fils du colonel Kadhafi, rapportent des habitants. Mais, jusqu'à ce dimanche, les insurgés avaient réussi à les tenir à l'écart du centre-ville.

Selon des habitants, des quartiers entiers de la ville ont été détruits ces derniers jours par les pilonnages d'artillerie de l'armée, qui ont fait de nombreuses victimes.

Un habitant a rapporté que les forces régulières étaient appuyées par des tireurs d'élite postés sur les toits du centre-ville, qui tirent à vue, contraignant les résidents à se calfeutrer chez eux.

"Il y a aussi des bateaux bloquant le port et empêchant l'aide de parvenir à la ville", a ajouté cet habitant, qui se nomme Sami.

D'après lui, les forces kadhafistes ont pénétré dans le centre pour se mettre à l'abri des raids des Occidentaux, qui craignent par-dessus tout bavure au détriment des civils qu'ils affirment vouloir protéger.

samedi 19 mars 2011

Lyon n'a pas su rebondir

Lyon n'a pas su rebondir

Trois jours après sa défaite européenne à Santiago Bernabeu, Lyon a concédé le nul dans les dernières minutes face à une équipe de Rennes (1-1) réduite à dix. Cela fait les affaires de Lille en tête de la L1.


L'un, comme l'autre, attendaient le rebond. La bonne relance. L'un voulait oublier sa piètre soirée européenne à Madrid (0-3), l'autre effacer son coup d'arrêt à domicile contre Marseille en Championnat (0-2). Un même objectif pour les deux, et un même résultat à la clé, un point c'est tout (1-1), mais qui n'avait pas le même prix pour tous. L'an dernier, après la défaite en demi-finale de C1 face au Bayern, le groupe rhodanien avait su relever la tête. Ce samedi soir, face à un Rennes solide et opportuniste, mais réduit à dix une grosse demi-heure, l'équipe de Ligue 1 la plus perméable sur coups de pieds arrêtés (13 des 28 buts encaissés cette saison) a encore cédé à la facilité. Et laissé filer l'occasion de coller au train de Lille, vainqueur à Brest (2-1) et désormais armé de cinq points d'avance.

Sur ses quatre derniers matches à la maison, Lyon surfait sur une moyenne de 3 buts par rencontre. Face à Rennes, face à cette discipline de fer bretonne qu'on entrevit dès les premières minutes, face à ce tandem axial Mangane-Kana-Biyik qui a de quoi impressionner, ce ne fut pas la même histoire. L'OL n'en a mis qu'un, et quel but : une frappe de Lisandro après une mauvaise relance de Mangane que Gomis déviait tout heureusement dans le but d'un Douchez médusé (36e). Un but heureux, dans tous les sens du terme, pour la formation rhodanienne. Dominatrice, volontaire, l'équipe de Claude Puel a vu la chance lui sourire une fois, alors qu'elle l'a pourtant provoquée à de nombreuses reprises (Briand de la tête, 27e ; Gomis, 44e, 50e). Un manque de réalisme qu'elle a finalement payé cher dans les dernières minutes de la rencontre, en s'arrêtant tout bonnement de jouer.
Lloris fébrile, c'est possible


Dans un 4-2-3-1 habituel à domicile qui, décidément, ne souriait par à Yoann Gourcuff, tout en intermittence, les Lyonnais n'avaient pourtant guère été bousculés jusque-là par des Bretons en manque d'inspiration et de moyens offensifs (Brahimi, Kembo-Ekoko, Boukari absents). Vite réduits à dix (Montano était expulsé pour un coup de pied sur Lövren à la 65e), ces derniers auraient pourtant pu profiter de quelques largesses, assez inhabituelles pour être soulignées, d'Hugo Lloris (55e, à la limite du but-gag sur une passe en retrait de Réveillère ; 79e, il relâche un ballon devant Verhoek). Mais ils ont attendu, comme très souvent cette saison, le dernier quart d'heure pour porter l'escarmouche face à un adversaire sûr de son fait et trop passif. Ce fut sur coup-franc, le mal lyonnais de la saison, que Théophile-Catherine égalisa de la tête (87e). Et offrit à Frédéric Antonetti le point du nul qu'il avait toujours clamé être venu chercher.

Six Nations: le XV de France réussit son opération rachat

Six Nations: le XV de France réussit son opération rachat

Le XV de France s'est racheté de sa défaite à Rome et s'est redonné un minimum de sérénité avant d'entamer la préparation de la Coupe du monde par une victoire 28-9 sur le Pays de Galles, samedi, à Saint-Denis.

LE XV DE FRANCE SAUVE L'HONNEUR

L'Angleterre remporte le titre pour la première fois depuis 2003 mais a échoué dans sa quête du Grand Chelem à la dernière levée sur une défaite 24-8 à Dublin.

Français, Gallois et Irlandais sortent de la compétition avec trois victoires et deux défaites.

La France est deuxième grâce à une meilleure différence de points. L'Irlande est troisième, Galles quatrième, l'Ecosse cinquième et l'Italie sixième.

Malgré la netteté du score, le match a été loin d'être parfait en raison d'encore beaucoup de déchet et de deux entames de mi-temps ratées qui leur ont coûté six points mais les Français ont gagné.

C'était l'objectif absolu pour ne pas s'enfoncer un peu plus dans le marasme provoqué par la défaite à Rome et les déclarations fracassantes qui ont suivi.

Ils ont gagné en marquant trois essais, deux par le deuxième ligne Lionel Nallet sur un ballon de récupération et un contre, un par l'ailier Vincent Clerc qui a jailli sur un joli petit coup de pied à suivre de l'ouvreur François Trinh-Duc.

Héros du jour, Nallet a expliqué sa performance par le fait qu'il avait "démarré le match avec une énorme envie de combat".

"Quand on a envie d'être dans le combat, on donne plus", a-t-il ajouté sur France 2.

"C'était le cas aujourd'hui. L'explication est simple, tout le monde a eu honte de sa prestation personnelle la semaine dernière. Il n'y a pas eu besoin de grands discours pour préparer ce match. Au moment des hymnes, on était serrés, les larmes montaient."

C'est ainsi que les Français ont gagné sans avoir jamais été vraiment été menacés de perdre tant leurs qualités d'engagement physique retrouvées leur ont permis de mettre les velléités galloises sous l'éteignoir.

TOUR D'HONNEUR

Ces Gallois étaient pourtant venus à Paris en position d'arracher la deuxième place du Tournoi derrière l'Angleterre.

Ils avaient même retrouvé une chance d'arracher le titre grâce à la défaite des Anglais à Dublin même s'il leur aurait fallu pour cela gagner avec 27 points d'écart pour renverser une différence de points largement favorable aux Anglais.

Ils ont fait passer quelques frissons dans les tribunes du Stade de France, à la demi-heure de jeu, notamment, lorsque seule une cuillère désespérée de François Trinh-Duc a coupé la route de l'essai à l'ailier Leigh Halpenny.

La défense française qui avait été une des principales armes l'an dernier lors de la conquête du Grand Chelem a coupé tous leurs élans et leurs propres fautes, comme l'expulsion temporaire de Hook juste avant l'heure de jeu ont coûté cher.

Les Français, pourtant, craignaient l'avant-match et notamment une réaction hostile du public à leur raté total de Rome. Les supporters ont été à la hauteur de la situation et les ont applaudis.

Après une réception de coup d'envoi bafouillée qui les a mis en danger, ils ont bien réagi.

Malgré leur désir d'accélérer et d'écarter le jeu, ils n'ont débloqué la situation que par le premier essai de Nallet juste avant la mi-temps sifflée sur le score de 11-3.

Une nouvelle entame ratée après la pause aurait pu les déstabiliser mais un essai de deuxièmes lignes, contre par Julien Pierre d'un coup de pied de Hook, nouvelle course jusqu'à la ligne de Nallet, les a relancés.

Cette fois Parra a transformé. La France menait 18-6 puis 18-9 après une nouvelle pénalité de Hook et 21-9 après un but de Parra à la 53e minute.

L'essai de Vincent Clerc a scellé le sort du match à l'heure de jeu. Un quatrième essai refusé par l'arbitre vidéo au même Vincent Clerc aurait pu encore l'embellir.

Lors du ballet des remplacements de fin de match, tous les remplacements se sont faits sous les applaudissements du public et les Bleus se sont permis un tour d'honneur de délivrance.

Kate Middleton : La fiancée du Prince… Harry !

Kate Middleton : La fiancée du Prince… Harry !

Depuis le mois de novembre dernier, la Terre entière sait que Kate Middleton est fiancée au Prince William, fils aîné du Prince Charles. Du moins, on aurait pu penser que c'était le cas...

Kate Middleton : La fiancée du Prince… Harry !

Et bien non ! Il y en a encore qui l'ignore ou pire encore qui le confonde avec son frère cadet Harry ! Le comble, c'est une firme britannique qui a commis la boulette !

On n'aurait jamais imaginé la chose possible, mais une société de porcelaine propose, le plus sérieusement du monde, d'acquérir un mug collector à l'occasion du mariage du second héritier du trône britannique en mettant le portait de son frère à la place ! Car si c'est bien Kate Middleton qui sourit dans le cadre de droite, dans un entrelacs de guirlandes de fleurs absolument nécessaire sur ce genre d'article, c'est le Prince Harry qui lui fait face ! Confondre le Prince William avec le Prince Harry est déjà phénoménal, mais dans le contexte actuel, c'est carrément incroyable ! Visiblement, Guandong Entreprises, qui commercialise ledit mug, n'a pas poussé très en avant ses recherches !

Ainsi, sur le site de la marque, on vous vante les mérites de ce magnifique objet édité à l'occasion du mariage du Prince William... avec le portrait de son frère ! Révélé par The Telegraph, cette incohérence prouve qu'en matière de merchandising, on rencontre tout et n'importe quoi. Méfiez-vous des contrefaçons !

jeudi 17 mars 2011

Dany Leprince : le parquet réclame un nouveau procès

Dany Leprince : le parquet réclame un nouveau procès

Photo prise le 3 novembre 1997 de Dany Leprince. Crédits photo : DANIEL JANIN/AFP



La Cour de révision se prononcera le 6 avril sur la requête déposée par le Sarthois contre sa condamnation à perpétuité pour le quadruple meurtre de Thorigné-sur-Dué. Une affaire pour laquelle il a purgé seize ans de prison.

Dix-sept ans après les faits, une question demeure : Dany Leprince a-t-il réellement tué son frère, sa belle-sœur et ses deux nièces ? Surnommé pendant de nombreuses années «le boucher de la Sarthe», Dany Leprince pourrait être innocenté : le parquet général a réclamé jeudi à la Cour de révision d'annuler sa condamnation et d'ordonner un nouveau procès. L'avocat général a également très clairement évoqué les charges qui pesaient sur l'ex-femme de Dany Leprince, Martine Compain, laissant entendre qu'une nouvelle enquête devrait examiner plus précisément le rôle qu'elle a pu jouer dans la tuerie.

«Nous sommes très contents, c'est très bon signe, c'est ce que nous souhaitions. En cas de nouveau procès, Dany aura toute la lattitude pour prouver son innocence», a aussitôt réagi pour lefigaro.fr Roland Agret, à l'origine de la contre-enquête qui a permis de demander une révision.

La décision de la Cour a été mise en délibéré au 6 avril. Là, elle pourra décider d'aller soit dans le sens du parquet - décision la plus probable -, soit d'annuler purement et simplement la condamnation, soit de rejeter la requête de Dany Leprince. Si la Cour de cassation, qui siègera comme Cour de révision, accepte cette demande, ce serait la neuvième fois qu'une telle procédure de révision criminelle aboutirait en France. En avril dernier, notamment, la Cour a prononcé deux nouvelles révisions, celles de Marc Machin et de Loïc Sécher. Les deux hommes doivent encore être rejugés par une cour d'assises.

Solène, 2 ans, miraculée


Le 1er juillet 2010, la commission de révision des condamnations pénales avait relevé de nombreuses failles dans l'enquête qui avait mené à la condamnation de Dany Leprince et avait décidé de saisir la Cour de révision. Dans la foulée, elle avait ordonné la libération immédiate du condamné, une décision rarissime mettant en lumière les doutes qui planent sur la culpabilité du Sarthois. Après seize années passées derrière les barreaux, Dany Leprince, 53 ans, retrouvait la liberté quelques jours plus tard.

Dans ses conclusions, la commission a épinglé de nombreux errements dans l'enquête judiciaire qui a conduit à sa condamnation à la réclusion à perpétuité, le 16 décembre 1997, par la cour d'assises de la Sarthe. Dany Leprince était alors reconnu coupable des meurtres de son frère Christian, 34 ans, de sa belle-sœur Brigitte, 36 ans, et de ses nièces Sandra, 10 ans, et Audrey, six ans, en septembre 1994 à Thorigné-sur-Dué. Seule Solène, deux ans, avait miraculeusement échappé à la tuerie. Accusé par sa première femme et sa fille - dans des versions qui ont varié au cours de l'enquête - Dany Leprince avait avoué en garde à vue le meurtre de Christian, avant de se rétracter. Il a depuis toujours clamé son innocence avec l'aide de son comité de soutien,qui a mis au jour de nombreuses incohérences.

Aucune preuve matérielle

«Aucune preuve matérielle mettant en cause Dany Leprince n'a été établie», a noté la commission de révision en juillet dernier, s'étonnant qu'après un quadruple meurtre «aucune trace de sang» n'ait été trouvée sur les vêtements du condamné. L'arme supposée, une feuille de boucher, a été «récupérée dans des conditions dénuées de toute fiabilité», a par ailleurs indiqué la commission. Avant d'estimer : «Compte tenu du nombre de victimes et de l'acharnement du ou des agresseurs (...), il n'apparaît pas vraisemblable que ce massacre ait pu être accompli en un espace de temps aussi court» par Dany Leprince seul.

De plus, «contrairement à ce qui est relevé dans l'arrêt de renvoi, Dany Leprince n'a jamais reconnu avoir commis les quatre meurtres», ses aveux concernant uniquement le meurtre de son frère, avaient encore relevé les magistrats. Autre éléments troublant : les relations entre les différents protagonistes du dossier. «Le major Monnier, commandant à l'époque de la brigade de gendarmerie du Mans, a entretenu avec les familles respectives de Martine Compain - son ex-femme - et de Nelly Hatton (la nourrice de Solène) des rapports incompatibles avec la procédure en cours», poursuivait l'arrêt.

Zara Phillips : quand la cousine du prince William fait de l'ombre à Kate Middleton !

Zara Phillips : quand la cousine du prince William fait de l'ombre à Kate Middleton !

Pourtant présente l'an dernier au Cheltenham Festival, Kate Middleton n'a pas assisté cette semaine à la centième édition de ce célèbre rendez-vous équestre britannique. Peut-être est-ce l'absence de son fiancé William, parti en mission en Nouvelle-Zélande quelques jours et les préparatifs du mariage qui l'en ont dissuadée.

Zara Phillips : quand la cousine du prince William fait de l'ombre à Kate Middleton !


La cousine de William en revanche, Zara Phillips, fille de la princesse Anne, n'a pas séché ! La championne du monde 2006 d'équitation n'aurait manqué cet événement pour rien au monde, elle qui ne vit que pour les chevaux, et son futur mari, le rugbyman anglais Mike Tindall, bien sûr !

Oui car si on parle beaucoup du mariage du Prince William et de Kate Middleton le 29 avril prochain, un autre mariage se prépare à Buckingham Palace. Le 30 juillet 2011 en effet, après huit ans de relations, Zara épousera Mike à l'église de Canongate à Édimbourg.

Si leur union est peu médiatisé, la présence de Zara Phillips a comme chaque année été remarquée à Cheltenham. La jolie blonde qui fêtera ses trente ans cette année (elle a presque un an d'écart avec Kate) était très élégante avec sa casquette de chasseur à carreaux, ornée d'un joli coquelicot. Faut-il voir là un hommage aux combattants de la Première Guerre Mondiale dont la fleur rouge est le symbole dans les pays du Commonwealth ? Sans aller jusque là, soulignons qu'avec ses grosses boucles d'oreilles et son léger gloss, la jeune femme était resplendissante. Sous son grand manteau noir, on devine une belle robe, qu'elle avait assortie à des chaussures à très hauts talons.

Si elle n'est pas princesse parce que sa mère a souhaité qu'elle puisse vivre sa vie comme elle l'entend, elle a du sang royal et ça se voit à son allure très chic ! Une belle concurrente à la cour pour Kate, mais en blonde ! Laquelle des deux aura la plus belle robe de mariée ? Et en premier un enfant ? A suivre...

Le Japon lutte dans l'urgence face au risque nucléaire

Le Japon lutte dans l'urgence face au risque nucléaire

Les autorités japonaises ont poursuivi jeudi, avec à peine plus de succès que la veille, leurs tentatives de refroidissement de la centrale nucléaire de Fukushima, sous l'oeil de plus en plus inquiet de la communauté internationale face aux conséquences du séisme et du tsunami survenus vendredi. 

LE JAPON LUTTE DANS L'URGENCE FACE AU RISQUE NUCLÉAIRE


Des hélicoptères militaires ont largué environ 30 tonnes d'eau sur le seul réacteur 3, qualifié de "priorité" par l'exploitant de la centrale, Tepco, car il est le seul à utiliser du plutonium, plus dangereux pour la santé humaine que l'uranium.

Une première tentative avait échoué mercredi en raison de la forte radioactivité au-dessus de ce réacteur, dont le toit et le système de refroidissement ont été endommagés par une explosion.

Jeudi, deux des quatre largages semblent avoir atteint leur but et ces opérations se poursuivront vendredi, a déclaré l'agence japonaise de sûreté nucléaire.

Des bulldozers ont en outre tenté de dégager une voie d'accès pour des camions citernes afin de leur permettre d'asperger le site.

Une équipe a dû provisoirement suspendre ses opérations d'arrosage au canon à eau en raison de la forte radioactivité, a rapporté la télévision publique NHK. Une autre équipe a ensuite pris le relais.

Des ingénieurs tentent de rétablir l'électricité dans la centrale, coupée depuis le séisme et le tsunami, pour faire fonctionner les pompes nécessaires au refroidissement des réacteurs 3 et 4 et de leurs piscines de stockage du combustible usagé.

ÉLECTRICITÉ RÉTABLIE VENDREDI?

Tepco pense que l'électricité sera rétablie vendredi au plus tôt dans cette centrale située à 240 km au nord de Tokyo et endommagée par une série d'explosions.

La baisse du niveau d'eau dans ces piscines de refroidissement est la principale source d'inquiétude actuelle car, si elles ne sont pas suffisamment immergées, les barres de combustible usagé provoquent des rejets radioactifs dans l'atmosphère.

Le combustible dans les réacteurs est en revanche censé être protégé par une enceinte de confinement.

Gregory Jaczo, président de l'Autorité de sûreté nucléaire américaine (NRC), a déclaré mercredi que la piscine du réacteur 4 pouvait être à sec et que celle du réacteur 3 fuyait.

L'agence japonaise de sûreté nucléaire n'a pas été en mesure de dire si de l'eau recouvrait toujours les barres de combustible usagé.

La piscine du réacteur 4 reste une source de "grave préoccupation", a-t-elle dit.

Dans la centrale, des employés vêtus de combinaisons de protection tentent de surveiller l'évolution de la situation. Ils effectuent des missions de courte durée afin de minimiser leur exposition aux radiations.

La communauté internationale, avec les Etats-Unis au premier rang, exprime son inquiétude face à la situation tout en évitant de critiquer ouvertement le gouvernement japonais, que certains jugent dépassé par les événements.

D'après Thierry Charles, directeur de la sûreté de l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN), les rejets radioactifs au Japon représentent environ un dixième de ceux de la catastrophe de Tchernobyl, en 1986.

DES CENTAINES DE MILLIERS DE SANS-ABRI

De nombreux pays ont conseillé à leurs ressortissants de s'éloigner de la zone à risque et certains, comme la France, facilitent les départs du Japon.

A Tokyo, de nombreux habitants restent cloîtrés chez eux et constituent des réserves de nourriture.

La radioactivité dans la capitale japonaise n'a pas dépassé 0,809 microsievert par heure, cette semaine, soit dix fois moins que ce qu'un patient subi lors d'une radiographie dentaire.

Le gouvernement a mis en garde jeudi contre un risque de vaste panne d'électricité à Tokyo. Cette menace a finalement été écartée car la consommation d'électricité n'a pas augmenté.

Les craintes d'une catastrophe nucléaire ne doivent pas faire oublier l'urgence sanitaire dans laquelle se trouvent les rescapés du séisme et du tsunami dans le nord du pays, rappellent des observateurs.

Des centaines de milliers de personnes restent sans abri et leur situation s'est dégradée avec le froid et la neige qui se sont abattus sur les zones les plus durement touchées par la double catastrophe naturelle.

Les réserves d'eau et de fioul sont faibles dans certains centres d'accueil, où les rescapés patientent sous des couvertures.

Environ 850.000 foyers sont toujours privés d'électricité dans le nord du pays alors que les températures sont hivernales et 1,5 million de foyers n'ont plus l'eau courante.

"Il fait froid aujourd'hui et de nombreuses personnes tombent malades, souffrent de diarrhée et d'autres symptômes", a dit Takanori Watanabe, un médecin de la Croix-Rouge à Otsuchi, une ville côtière dont plus de la moitié des 17.000 habitants sont portés disparus.

Le bilan du séisme du 11 mars a été porté à 4.314 morts et 8.606 disparus.

Les ministres des Finances et les gouverneurs des banques centrales du G7 se réuniront par téléconférence ce jeudi soir pour évoquer la situation au Japon après le séisme.

A la Bourse de Tokyo, l'indice Nikkei a fini en baisse de 1,44% jeudi.

Marine Pennetier et Bertrand Boucey pour le service français

"kizuna311" Message to everybody all over the world.

"kizuna311" Message to everybody all over the world.

Message from Ken Watanabe

We wish to express our sentiments of deepest sorrow and solidarity to
the victims of Tohoku Kanto Earthquake.
Our prayers and thoughts are with everyone who has been affected by
the disaster, and we pray from our hearts that everybody will
peacefully overcome this hardship, and return to normalcy.

We are saddened to see and hear the news of the devastating earthquake
in the Tohoku and Kanto area, and we couldn't resist but ask
ourselves, "what can we do to help earthquake and tsunami victims?".

Then....

Being involved in the Entertainment industry, we concluded that we
must do what we can to the best of our ability.
In the past few days, the media has brought attention to the world of
earthquake and devastation, much foreign press has warmly applauded
our orderliness and solidarity under the catastrophic circumstances,
and has encouraged us to recuperate from the calamity.

And from reading these reports, we have come to realize that we have
great assets. We Japanese can take pride in our "Kizuna", the
solidarity that binds us.

To overcome this painful catastrophe, we must find a way to unite and
find our Kizuna among people.
We decided to create a video library showing the power and benefits
from voluntary work efforts. We wish to deliver the message of hope to
the victims and kindle a light in each one's heart.

We understand that each medium has its role. We would like to show a
different point of view from what the mass media reports everyday. Our
hope is that our message will show the uplifting efforts we Japanese
are making to come together and help one another rebuild our lives
after the earthquake and tsunami. We believe that this message
inspires the power of Kizuna among the victims of these tragedies, and
demonstrates our Kizuna to the world.

We would like to turn our attention toward the rebuilding we must now
do, and inspire the Kizuna required for us to achieve it.

http://www.kizuna311.com/index_eng.html

mardi 15 mars 2011

Ségolène Royal aux écologistes : "Je pense qu'il y a un délai de décence"

Ségolène Royal aux écologistes : "Je pense qu'il y a un délai de décence"

La présidente de la région Poitou-Charentes appelle les socialistes à éviter "les petites phrases" et "les guerres d'appareil", pour ne pas perdre la présidentielle.AFP/FRED DUFOUR
En rompant, mardi 15 mars, son silence sur la situation au Japon, Ségolène Royal a suscité des réactions : "J'espère que ce n'est pas l'approche des élections cantonales qui explique que tout d'un coup tout le monde s'agite pour réclamer des référendums, pour faire ceci, pour faire cela", a déclaré la présidente de Poitou-Charentes, à France Bleu, en marge d'un déplacement à Chatellerault, lundi soir. Après cette allusion claire aux écologistes qui comme Cécile Duflot ou Dany Cohn-Bendit ont demandé l'inscription au programme de la gauche d'un référendum sur le nucléaire, elle a ajouté : "Je pense qu'il y a un délai de décence et de respect."




Cette sortie de Ségolène Royal qui n'a pas manqué de faire bondir certains écologistes, dont Cécile Duflot. Pourtant, la position de l'ancienne candidate à la présidentielle ne diffère pas beaucoup de celle d'autres responsables socialistes. Malgré la catastrophe possible au Japon, sur la question du nucléaire, un fossé demeure entre écologistes et socialistes.

CLASH DUFLOT-BATHO

"Il faudra que ce débat ait lieu, bien évidemment, mais l'heure est aujourd'hui à la solidarité avec les Japonais et au respect de ce qu'ils sont en train de subir", a précisé Ségolène Royal. "Quand le débat sera rouvert, lorsque les Japonais auront pu retrouver la garantie de la sécurité, à ce moment-là, je vous donnerai mon avis sur le nucléaire."

Cécile Duflot a vivement réagi, après que Delphine Batho, députée proche de Ségolène Royal, a salué la "déclaration courageuse" de l'ancienne candidate PS à la présidentielle : "Ce qui est monstrueusement indécent madame ce sont ces propos. Les Verts alertent sur le risque depuis 30 ans !!!!!!!", a lancé la secrétaire nationale du mouvement écologiste, sur Twitter. "C'est vrai et il n'y a pas que les Verts qui alertent sur les risques. La catastrophe est en cours et ce débat a besoin de calme", a répondu Delphine Batho.

Ce débat sur Twitter illustre les tensions qui existent toujours entre écologistes et socialistes.

Stéphane Le Foll, proche de François Hollande, reconnaît certes qu'il faut un "mix énergétique plus équilibré", avec un recul du nucléaire. Mais il juge, sur Le Monde.fr, que le référendum voulu par certains écologiostes est "précipité". Et lance : "Les Verts qui disent que "c'est oui ou c'est non..., ce n'est pas une manière de discuter. Si on est tout le temps dans l'émotion, on risque de grosses déconvenues."

Benoît Hamon rappelle lui que le PS veut surtout un "état des lieux du parc nucléaire français" et précise : "On ne peut pas sortir du nucléaire du jour au lendemain."

La question du nucléaire sera un des objets de négociation entre les possibles alliés écolo et socialiste pour 2012. Quelle sera la position du PS ? En 2007, Ségolène Royal était allée jusqu'à prôner un recul du nucléaire à 50 % de l'électricité, d'ici à 2017. Avant d'être contrainte, sous la pression d'élus à gauche, d'adopter une position plus floue dans son pacte présidentiel, sans précision d'objectif ou de date.

Pour Eric Besson et François Baroin, l'affaire Renault n'est pas finie

Pour Eric Besson et François Baroin, l'affaire Renault n'est pas finie

Carlos Ghosn, le 14 mars 2011, sur le plateau de TF1.AFP/PIERRE VERDY
Eric Besson, le ministre de l'industrie a affirmé, mardi 15 mars, que les excuses publiques du PDG de Renault, Carlos Ghosn, aux trois cadres accusés à tort d'espionnage ne marquaient pas "la fin de cette histoire", indiquant attendre les résultats d'un audit interne sur l'affaire. "C'est bien que le président de Renault ait présenté tout de suite ses excuses publiques", a déclaré M. Besson sur RTL, mais "ce n'est pas la fin de cette histoire interne."

"Il y a un audit interne par une personnalité externe qui a été demandé, diligenté, et qui va permettre de connaître les responsabilités exactes dans l'entreprise" dont l'Etat est le premier actionnaire, à hauteur de 15 %, a précisé le ministre. "Ce qu'a dit Carlos Ghosn hier, c'était très important, c'est une étape indispensable", a poursuivi M. Besson, estimant que le PDG de Renault avait "bien fait en plus de renoncer à une partie importante de sa rémunération".

François Baroin, ministre du budget et porte-parole du gouvernement, renchérit : "L'amateurisme invraisemblable" dans cette affaire fait qu'"on ne pourra pas laisser cela sans suite". Le ministre a précisé qu'une éventuelle démission n'était pas un sujet à l'ordre du jour.

"Je trouve anormal qu'une immense entreprise comme celle-ci ait basculé dans un amateurisme et une affaire de bibi-fricotin et de barbouze de troisième division", a-t-il ajouté, en estimant que la décision de M. Ghosn de renoncer à ses bonus et stock-options était "la moindre des choses".

Le constructeur automobile a reconnu, lundi, par la voix de M. Ghosn que l'affaire d'espionnage qui secouait le groupe était probablement montée de toutes pièces et a innocenté les trois cadres accusés "à tort" en leur promettant "réparation".

Hausse de la radioactivité dans un large rayon au Japon

Hausse de la radioactivité dans un large rayon au Japon

Deux nouvelles explosions sont survenues mardi à la centrale atomique de Fukushima-Daiichi sur la côte nord-est du Japon, provoquant dans la région, et cela jusqu'à Tokyo, une hausse du niveau de radioactivité.

HAUSSE DE LA RADIOACTIVITÉ DANS UN LARGE RAYON AU JAPON


La Russie a signalé une légère hausse de la radioactivité dans ses régions extrême-orientales mardi, mais la Chine n'a pas fait état de niveaux anormaux.

Les deux nouvelles explosions signalées mardi, dans les réacteur n°2 et n°4 de Fukushima-Daiichi, s'ajoutent aux deux qui s'étaient déjà produites depuis samedi dans les réacteurs n°1 et n°3. Cette situation provoque une inquiétude d'autant plus vive au Japon, durement touché par le séisme de magnitude 9 et le tsunami dévastateur de vendredi, que, selon l'AIEA, de la radioactivité a été libérée "directement" dans l'atmosphère.

L'explosion au réacteur n°4, qui était en maintenance au moment du tsunami et n'avait pas posé de problème jusqu'à mardi, serait due à de l'hydrogène. Elle a provoqué un incendie dans un bassin de rétention de combustible usagé, qui a été éteint par la suite, indique l'exploitant de la centrale, Tepco.

Une zone d'exclusion aérienne a été instaurée dans un rayon de 30 km au-dessus de la centrale de Fukushima-Daiichi.

Le Premier ministre japonais Naoto Kan a demandé à la population dans un rayon de 30 km autour de la centrale, située à 240 km de Tokyo, de rester chez elle, signe de l'aggravation de la situation au Japon, qui connaît l'accident nucléaire le plus grave au monde depuis celui de Tchernobyl en 1986.

"Un incendie s'est déclaré au réacteur n°4 et le niveau de radioactivité dans les environs a fortement augmenté. La possibilité de nouvelles fuites radioactives se renforce", a dit Kan, le visage sombre, dans une allocution au pays pendant laquelle il a tenu à appeler au calme.

La Bourse de Tokyo a dévissé pour la deuxième journée de suite, clôturant mardi sur une perte de 10,55%. Lundi, elle avait déjà dévissé de plus de 6%. Depuis le début de la semaine, les grands groupes cotés à Tokyo ont perdu dans les 720 milliards de dollars en valeur.

L'ambassade de France au Japon a averti dans un avis lancé à 01h00 GMT mardi qu'un vent de faible radioactivité risquait d'atteindre la capitale japonaise une dizaine d'heures plus tard.

A Maebashi, ville à 100 km au nord de Tokyo, le niveau de radioactivité relevé a été dix fois supérieur à la normale à un moment donné. A Saitama, plus près de Tokyo, la radioactivité est brièvement monté à un niveau 40 fois supérieur à la normale, ce qui ne suffit cependant pas pour causer des problèmes à l'homme.

LA BOURSE DE TOKYO PLONGE

Dans la capitale, seul un niveau faible a été mesuré, qui, à en croire la municipalité, n'est pour le moment "pas un problème".

Malgré l'appel au calme lancé par Naoto Kan, les habitants de Tokyo se sont rués dans les magasins pour acheter des vivres et des produits de première nécessité comme des bougies, des sacs de couchage.

Signe de l'inquiétude qui grandit aussi en Asie, la Chine a fait savoir qu'elle augmentait sa surveillance de la situation, et la compagnie aérienne Air China a annulé ses vols vers Tokyo.

Plusieurs ambassades ont recommandé à leur personnel et à leurs ressortissants de quitter les zones touchées. Les touristes écourtent leurs vacances et les multinationales demandent à leur personnel expatrié soit de quitter le pays soit de s'éloigner de Tokyo.

Au-dessus de la centrale touchée, des vents de nord-est faibles étaient signalés mardi, soit dans la direction de Tokyo, mais ils devaient tourner à l'est dans les heures à venir.

Selon Murry Jennex, professeur à l'université de l'Etat de Californie à San Diego, l'accident nucléaire actuel est plus grave que celui de Three Mile Island aux Etats-Unis en 1979.

Les secours continuent de s'affairer dans les régions touchées par le séisme et le tsunami, dont le coût financier pourrait s'élever à 180 milliards de dollars.

Environ 850.000 foyers dans le nord du pays sont toujours privés d'électricité, alors que la région connaît une vague de froid qui fait chuter les températures sous le zéro la nuit. En outre, au moins 1,5 million de foyers sont sans eau courante. Des dizaines de milliers de personnes sont toujours portées disparues.

Des villages et des villes ont été rayées de la carte par le mur d'eau qui s'est abattu sur les régions côtières vendredi dernier. Les autorités s'en tiennent pour l'heure à une estimation d'au moins 10.000 morts. Depuis le début de la catastrophe, 450.000 habitants ont été évacués du fait du séisme et du tsunami, et 80.000 autres du fait du risque nucléaire.

Avec Nathan Layne, Linda Sieg et Chisa Fujioka, Eric Faye pour le service français