Le Tour de France (6) – Le Tour des comices agricoles
En critiquant les « routes de paysans » sur lesquelles le Tour de France évolue depuis deux semaines, le Suisse Fabian Cancellara a sans doute heurté la sensibilité nationale, si attachée à ses terroirs et à cette France des clochers qui fait aussi – et surtout ? – la fortune et le succès jamais démenti du Tour. Reste qu’une appellation a germé dans la caravane, décrivant cette 98e édition de la Grande Boucle comme un « Tour des comices agricoles ». Depuis le départ de la Vendée, la plus grande course cycliste du monde a ainsi donné de la France un visage rural et champêtre qui génère certainement de belles images mais exclut de fait une autre France, celle des villes, sans même parler de celle des banlieues.
Aussi y a-t-il un certaine légitimité de la part du champion olympique du contre-la-montre à s’étonner que l’Hexagone ne soit parcouru que de départementales et de chemins vicinaux à l’heure où, justement, le cyclisme s’internationalise et passe plus de temps dans les aéroports que dans les relais de poste. Bien sûr, les vieux de la vieille, les nostalgiques de cet âge d’or où une demi-douzaines de nations se disputaient les lauriers, ricaneront de voir les coureurs se plaindre de la longueur des transferts et des courtes nuits dans des Logis de France douillets, mais dépourvues de climatisation. Ce n’est pas tant un choc thermal qu’un choc culturel à l’heure où Australiens, Américains ou Britanniques sont aussi nombreux dans le peloton que les Belges ou les Italiens. « Ils n’ont qu’à ne pas venir », entend-on déjà, alors que ces nouveaux venus sont l’avenir du cyclisme.
Il est vrai que les organisateurs du Tour de France sont la proie de leurs propres impératifs. Déjà muselés dans leur capacité d’innovation par les passages obligés des Alpes ou des Pyrénées, les concepteurs de la Grande Boucle sont d’autant plus coincés qu’ils décident de faire passer le peloton par la Vendée et Massif Central. Au départ de Pau, les coureurs ne se retrouvaient que pour la deuxième fois depuis le début de ce Tour dans une ville de plus de 80.000 habitants, après Le Mans, et encore il s’agissait là de villes départ, ne nécessitant pas la même infrastructure médiatique et hôtelière…
La difficulté pour les patrons du Tour est de concilier les besoins des différents acteurs de la course, les coureurs d’abord – plutôt mécontents nous l’avons dit, d’autant qu’un gros nuage survole la course depuis la Vendée -, mais aussi les partenaires financiers, les médias et le public.
Depuis quelques années, le Tour de France et le sport cycliste dans son ensemble sont devenus de précieux instruments de promotion touristique et les pays qui, de la Chine à l’Australie en passant par le Québec, les Emirats ou la Turquie, créent chaque année leur propre course par étapes ont d’autres visées que le strict intérêt sportif. Les belles images priment sur le confort des coureurs et même du public et les offices du tourisme, les conseils généraux et régionaux pèsent d’un poids croissant sur la configuration de la course. Pour eux, l’essentiel est que l’on aperçoive à la télé, dans le monde entier, les sites remarquables de leur région et ils sont prêts à payer le prix fort pour obtenir cette exposition médiatique.
Pourtant les dirigeants du Tour cherchent, nous dit-on, à moderniser leur épreuve à l’occasion de sa 100E édition en 2013. Il leur faudra peut-être s’affranchir de vieilles habitudes et rendre visite à cette autre France qui, pour l’instant, se moque un peu d’une Grande Boucle qui a parfois des allures de grand-mère.
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samedi 16 juillet 2011
lundi 20 juin 2011
Le Flash de La Courneuve, champion de France de football américain
Le Flash de La Courneuve, champion de France de football américain
Le Flash de La Courneuve a battu les Centaures de Grenoble 45 à 27 et a remporté son 9e titre de champion de France de football américain, samedi au Stade de Charlety à Paris.
Le club de la banlieue parisienne, trois fois finaliste du championnat européen des clubs champions, a parfaitement tenu son rôle de favori bousculant les Centaures dès les premières minutes du match. "Nous n'avons pas été assez créatifs en début de rencontre et les Flash ont réalisé un bon jeu au sol, ce qui était la clé du match", a déclaré Charles-Antoine Sinotte, le quaterback des Centaures.
LA COURNEUVE DEVANCE AIX-EN-PROVENCE
Les Centaures se retrouvaient finalistes alors qu'ils étaient tout juste promus en D1 cette année. Large vainqueur malgré une belle résistance grenobloise en fin de match, le Flash profite donc de son sixième sacre en sept ans pour établir un record : en décrochant son 9e bouclier de champion de France, le club de La Courneuve devient le plus titré avec une couronne de plus que les Argonautes d'Aix-en-Provence.
Ce résultat confirme l'excellente saison du club d'île de France qui n'aura concédé qu'une seule défaite en saison régulière. Les champions ont été capables de reproduire la performance réalisée il y a quelques semaines face aux Grenoblois, qu'ils avaient battus (44-13) en saison régulière, le 21 mai dernier.
Le Flash de La Courneuve a battu les Centaures de Grenoble 45 à 27 et a remporté son 9e titre de champion de France de football américain, samedi au Stade de Charlety à Paris.
Le club de la banlieue parisienne, trois fois finaliste du championnat européen des clubs champions, a parfaitement tenu son rôle de favori bousculant les Centaures dès les premières minutes du match. "Nous n'avons pas été assez créatifs en début de rencontre et les Flash ont réalisé un bon jeu au sol, ce qui était la clé du match", a déclaré Charles-Antoine Sinotte, le quaterback des Centaures.
LA COURNEUVE DEVANCE AIX-EN-PROVENCE
Les Centaures se retrouvaient finalistes alors qu'ils étaient tout juste promus en D1 cette année. Large vainqueur malgré une belle résistance grenobloise en fin de match, le Flash profite donc de son sixième sacre en sept ans pour établir un record : en décrochant son 9e bouclier de champion de France, le club de La Courneuve devient le plus titré avec une couronne de plus que les Argonautes d'Aix-en-Provence.
Ce résultat confirme l'excellente saison du club d'île de France qui n'aura concédé qu'une seule défaite en saison régulière. Les champions ont été capables de reproduire la performance réalisée il y a quelques semaines face aux Grenoblois, qu'ils avaient battus (44-13) en saison régulière, le 21 mai dernier.
mercredi 30 mars 2011
Matches amicaux - Equipes nationales - L'art et la marinière
Matches amicaux - Equipes nationales - L'art et la marinière
La "marinière" portée par les Bleus face à la Croatie divise plus que jamais, à en croire les nombreuses réactions enregistrées sur twitter pendant le match. Le pari du buzz est gagné pour Nike. Reste à savoir si on reverra cette tunique et si l'émotion qui l'accompagne va se tasser...
S'il doit rester quelque chose de ce France-Croatie (0-0), c'est sans doute ce tableau de 11 joueurs en maillot rayé face à 11 joueurs en maillot à damiers. Et mercredi, autour de la machine à café, il y aura, pour ceux qui n'y ont pas perdu la vue, bagarre entre les pros et les anti-marinières. C'était déjà le cas sur twitter pendant le match avec des centaines et des centaines de réactions sur la nouvelle tenue de l'équipe de France. Et même si les goûts et les couleurs ne se discutent pas, un petit florilège permet de comprendre que la marinière divise comme rarement.
Trop rugby, pas assez foot, trop gay, pas assez bleu, voilà en substance les critiques cristallisées par la tenue des Bleus. "Oh quelle est moche cette marinière qui sert de maillot...il y a le même t-shirt à Kiabi pour 10€…" (gaelinreallife), " cette marinière n'a rien à faire sur un terrain de foot" (Bricesetondjià), "Rami et Gourcuff en marinière, ces 5 minutes supplémentaires vous sont offertes par Têtu" (Captainmorue), " les Bleus en marinière... à quand les Espagnols en toreadors ?" (Gwenolardo), " c'est encore plus moche portée en fait cette marinière" (Hugotweet), "au diable la marinière, trop vilain revenons aux couleurs basique et arrêtons de dénaturer le maillot bleu pour du bizness !" (Fredk13).
De l'autre côté, surtout chez la gente féminine, il y a de nombreux fans de la tenue ou plutôt, de la manière dont elle met en valeur les joueurs. "Définitivement, je l'aime cette marinière" (Marie LR56), "c'est vrai, ils sont beaux les nouveaux maillots des Bleus ! Très tendance la marinière, Non sérieusement, ça change (MalloryOlivier), " oh ouiiii Oh ouiii c'est trop canooooon la marinière (Nadnanas), "la marinière est nettement plus classe que le maillot lustucru ! (Browkavision), "malgré les critiques, moi je trouve que les Bleus ils sont trop stylés" (En herbe), " le maillot des Bleus est plutôt sympa. On pourra le porter sans problème
La question est de savoir si les joueurs porteront à nouveau cette marinière (sans les chaussures oranges, ça serait mieux d'ailleurs) ou si elle connaitra le même sort que le maillot rouge, rapidement tombé aux oubliettes en 2008 et 2010 après deux matches face à l'Espagne (ça ne s'invente pas). De sa réapparition (début juin en Biélorussie?) dépendra son succès. En tout cas, mardi soir, on n'a vu qu'elle pendant 90 minutes. Elle était même présente en tribunes à travers des petits drapeaux et un tifo géant déployé avant le coup d'envoi. La marinière, à la mode lors des étés 2009 et 2010, reviendra-t-elle en force une troisième année de suite grâce aux Bleus? Eux qui n'étaient plus très tendance ces derniers mois, ce serait le pompon.
La "marinière" portée par les Bleus face à la Croatie divise plus que jamais, à en croire les nombreuses réactions enregistrées sur twitter pendant le match. Le pari du buzz est gagné pour Nike. Reste à savoir si on reverra cette tunique et si l'émotion qui l'accompagne va se tasser...
S'il doit rester quelque chose de ce France-Croatie (0-0), c'est sans doute ce tableau de 11 joueurs en maillot rayé face à 11 joueurs en maillot à damiers. Et mercredi, autour de la machine à café, il y aura, pour ceux qui n'y ont pas perdu la vue, bagarre entre les pros et les anti-marinières. C'était déjà le cas sur twitter pendant le match avec des centaines et des centaines de réactions sur la nouvelle tenue de l'équipe de France. Et même si les goûts et les couleurs ne se discutent pas, un petit florilège permet de comprendre que la marinière divise comme rarement.
Trop rugby, pas assez foot, trop gay, pas assez bleu, voilà en substance les critiques cristallisées par la tenue des Bleus. "Oh quelle est moche cette marinière qui sert de maillot...il y a le même t-shirt à Kiabi pour 10€…" (gaelinreallife), " cette marinière n'a rien à faire sur un terrain de foot" (Bricesetondjià), "Rami et Gourcuff en marinière, ces 5 minutes supplémentaires vous sont offertes par Têtu" (Captainmorue), " les Bleus en marinière... à quand les Espagnols en toreadors ?" (Gwenolardo), " c'est encore plus moche portée en fait cette marinière" (Hugotweet), "au diable la marinière, trop vilain revenons aux couleurs basique et arrêtons de dénaturer le maillot bleu pour du bizness !" (Fredk13).
De l'autre côté, surtout chez la gente féminine, il y a de nombreux fans de la tenue ou plutôt, de la manière dont elle met en valeur les joueurs. "Définitivement, je l'aime cette marinière" (Marie LR56), "c'est vrai, ils sont beaux les nouveaux maillots des Bleus ! Très tendance la marinière, Non sérieusement, ça change (MalloryOlivier), " oh ouiiii Oh ouiii c'est trop canooooon la marinière (Nadnanas), "la marinière est nettement plus classe que le maillot lustucru ! (Browkavision), "malgré les critiques, moi je trouve que les Bleus ils sont trop stylés" (En herbe), " le maillot des Bleus est plutôt sympa. On pourra le porter sans problème
La question est de savoir si les joueurs porteront à nouveau cette marinière (sans les chaussures oranges, ça serait mieux d'ailleurs) ou si elle connaitra le même sort que le maillot rouge, rapidement tombé aux oubliettes en 2008 et 2010 après deux matches face à l'Espagne (ça ne s'invente pas). De sa réapparition (début juin en Biélorussie?) dépendra son succès. En tout cas, mardi soir, on n'a vu qu'elle pendant 90 minutes. Elle était même présente en tribunes à travers des petits drapeaux et un tifo géant déployé avant le coup d'envoi. La marinière, à la mode lors des étés 2009 et 2010, reviendra-t-elle en force une troisième année de suite grâce aux Bleus? Eux qui n'étaient plus très tendance ces derniers mois, ce serait le pompon.
jeudi 24 mars 2011
Le fair-play financier peut "éviter le désastre mais ne va pas assez loin"
Le fair-play financier peut "éviter le désastre mais ne va pas assez loin"
Michel Platini a été reconduit à la présidence de l'UEFA, mardi 22 mars, à Paris pour quatre années. Son deuxième mandat doit lui permettre de mettre en œuvre le fair-play financier, dont il a déjà réussi à faire admettre le principe. Olivier Ferrand, président de la fondation Terra Nova et l'un des auteurs du rapport sur les dérives financières du football européen, estime que cette mesure est une "bonne chose" mais qu'elle ne s'attaque que globalement au problème, négligeant les spéculations financières et les dettes faramineuses de certains clubs.
Le flair-play financier est-il une bonne nouvelle pour le football ?
Tout part d'un constat rassurant : Platini, l'UEFA, les présidents de club ont identifié le problème : les recettes commerciales ne couvrent pas les dépenses. Même si ces recettes ont dans le même temps augmenté considérablement, elles n'arrivent pas à combler le déficit en raison de l'éclatement des masses salariales, qui atteignent des sommets. Le fair-play financier, c'était important de le mettre en place et il n'est pas forcément trop tard. C'est une bonne mesure qui se fixe pour objetif d'éviter le désastre. Car on est vraiment sur le fil du rasoir.
Quels sont les principaux écueils du football professionnel ?
Il y a actuellement trois expédients principaux dans le foot. Tout d'abord, la spéculation financière sur le prix de joueurs et sur les plus-values à leur revente qui font que les prix augmentent encore et toujours et que les clubs les vendent le plus rapidement possible pour ne pas perdre d'argent.
Il y a aussi l'endettement énorme de 15 milliards d'euros dans le football européen avec notamment 5 milliards en Espagne ou encore 1 milliard pour le seul Manchester United. Il y a un manque total de régulation sauf en France avec la DNCG (Direction nationale du contrôle de gestion). Ce surendettement est facilité par un système comptable faussé par l'actif financier que représente le joueur et qui permet aux clubs d'aller voir les banques pour emprunter et donc de s'endetter.
Enfin, il y aussi les mécènes qui entrent dans le monde du football sans recherche de rentabilité, mais plutôt pour se créer une image ou entrer dans un réseau. Ils injectent beaucoup d'argent, faisant encore gonfler la bulle financière.
Comment contrôler la masse salariale des clubs ?
Pour contrôler les salaires, il faudrait imposer une masse salariale en Europe à auteur de 55 % du chiffre d'affaires de chaque club, à l'instar de ce qui se fait dans les quatre grandes ligues de sport professionnel aux États-Unis qui imposent, avec différentes règles selon les ligues, un "salary cap" (plafond salarial). Cela serait toujours moins régulateur qu'en Amérique, mais ça réglerait une partie du problème puisque, aujourd'hui, la masse salariale des clubs, c'est 90 % du chiffre d'affaires en Angleterre, et 70 % en France par exemple, ce qui ne laisse qu'une faible partie pour faire vivre le club.
Quel est le risque majeur pour le football professionnel européen ?
Le risque est que la bulle financière éclate. Il y a déjà eu des faillites de club, notamment en deuxième division italienne, mais si un grand club fait faillite – et certains n'en sont pas loin, comme Valence en Espagne –, cela aurait de graves conséquences. Cette faillite libérerait de nombreux joueurs de qualité, gratuits, faisant ainsi baisser les prix globaux du marché et donc les valeurs de tous les autres joueurs. Dès lors, à titre d'exemple, les 100 millions d'euros de Cristiano Ronaldo, en valeur, baisseraient d'un coup pour n'atteindre que 20 millions d'euros. Cela ferait par conséquent baisser énormément les actifs financiers de son club, actifs financiers qu'utilise le club pour évaluer sa valeur et emprunter aux banques. C'est alors le club qui se trouverait dans un équilibre plus que précaire.
Quelles autres mesures prôneriez-vous ?
Nous pensons qu'il faudrait également supprimer les plus-values financières sur les reventes des joueurs, car les dépenses des clubs doivent être financées par des recettes pérennes et non par des recettes exceptionnelles comme le sont les ventes de joueurs. En allant au bout des choses, l'idée serait de clore les transferts complètement, comme en NBA par exemple, et d'échanger les joueurs entre eux. Ce serait un basculement total de politique mais c'est réalisable si l'on s'en donne les moyens.
Un autre point très important est de contrôler les dettes des clubs. Des clubs comme Manchester United peuvent faire des profits et avoir un bon chiffre d'affaires et dans le même temps contracter des dettes énormes. Il faudrait créer une DNCG européenne, un vieux serpent de mer, pour contrôler et surveiller les dettes des clubs.
![]() |
| le FC Valence est un des clubs en grandes difficultés. |
Le flair-play financier est-il une bonne nouvelle pour le football ?
Tout part d'un constat rassurant : Platini, l'UEFA, les présidents de club ont identifié le problème : les recettes commerciales ne couvrent pas les dépenses. Même si ces recettes ont dans le même temps augmenté considérablement, elles n'arrivent pas à combler le déficit en raison de l'éclatement des masses salariales, qui atteignent des sommets. Le fair-play financier, c'était important de le mettre en place et il n'est pas forcément trop tard. C'est une bonne mesure qui se fixe pour objetif d'éviter le désastre. Car on est vraiment sur le fil du rasoir.
Quels sont les principaux écueils du football professionnel ?
Il y a actuellement trois expédients principaux dans le foot. Tout d'abord, la spéculation financière sur le prix de joueurs et sur les plus-values à leur revente qui font que les prix augmentent encore et toujours et que les clubs les vendent le plus rapidement possible pour ne pas perdre d'argent.
Il y a aussi l'endettement énorme de 15 milliards d'euros dans le football européen avec notamment 5 milliards en Espagne ou encore 1 milliard pour le seul Manchester United. Il y a un manque total de régulation sauf en France avec la DNCG (Direction nationale du contrôle de gestion). Ce surendettement est facilité par un système comptable faussé par l'actif financier que représente le joueur et qui permet aux clubs d'aller voir les banques pour emprunter et donc de s'endetter.
Enfin, il y aussi les mécènes qui entrent dans le monde du football sans recherche de rentabilité, mais plutôt pour se créer une image ou entrer dans un réseau. Ils injectent beaucoup d'argent, faisant encore gonfler la bulle financière.
Comment contrôler la masse salariale des clubs ?
Pour contrôler les salaires, il faudrait imposer une masse salariale en Europe à auteur de 55 % du chiffre d'affaires de chaque club, à l'instar de ce qui se fait dans les quatre grandes ligues de sport professionnel aux États-Unis qui imposent, avec différentes règles selon les ligues, un "salary cap" (plafond salarial). Cela serait toujours moins régulateur qu'en Amérique, mais ça réglerait une partie du problème puisque, aujourd'hui, la masse salariale des clubs, c'est 90 % du chiffre d'affaires en Angleterre, et 70 % en France par exemple, ce qui ne laisse qu'une faible partie pour faire vivre le club.
Quel est le risque majeur pour le football professionnel européen ?
Le risque est que la bulle financière éclate. Il y a déjà eu des faillites de club, notamment en deuxième division italienne, mais si un grand club fait faillite – et certains n'en sont pas loin, comme Valence en Espagne –, cela aurait de graves conséquences. Cette faillite libérerait de nombreux joueurs de qualité, gratuits, faisant ainsi baisser les prix globaux du marché et donc les valeurs de tous les autres joueurs. Dès lors, à titre d'exemple, les 100 millions d'euros de Cristiano Ronaldo, en valeur, baisseraient d'un coup pour n'atteindre que 20 millions d'euros. Cela ferait par conséquent baisser énormément les actifs financiers de son club, actifs financiers qu'utilise le club pour évaluer sa valeur et emprunter aux banques. C'est alors le club qui se trouverait dans un équilibre plus que précaire.
Quelles autres mesures prôneriez-vous ?
Nous pensons qu'il faudrait également supprimer les plus-values financières sur les reventes des joueurs, car les dépenses des clubs doivent être financées par des recettes pérennes et non par des recettes exceptionnelles comme le sont les ventes de joueurs. En allant au bout des choses, l'idée serait de clore les transferts complètement, comme en NBA par exemple, et d'échanger les joueurs entre eux. Ce serait un basculement total de politique mais c'est réalisable si l'on s'en donne les moyens.
Un autre point très important est de contrôler les dettes des clubs. Des clubs comme Manchester United peuvent faire des profits et avoir un bon chiffre d'affaires et dans le même temps contracter des dettes énormes. Il faudrait créer une DNCG européenne, un vieux serpent de mer, pour contrôler et surveiller les dettes des clubs.
mardi 22 mars 2011
Rugby : Chabal, la vedette médiatique devenue "paria"
Rugby : Chabal, la vedette médiatique devenue "paria"
Ecarté de l'équipe de France après la défaite contre l'Italie le 12 mars, Sébastien Chabal est passé en quelques semaines du rang de vedette médiatique à celui du "paria", dont la place chez les Bleus est très sérieusement contestée à six mois de la Coupe du monde. Le joueur du Racing-Métro a traversé le Tournoi des six nations comme une ombre : les deux fois où il a été titulaire, en Angleterre et face à l'Italie, la France a perdu. Sans lui, elle montre un visage plus rassurant.
Marc Lièvremont a fini par renoncer à vouloir installer le Racingman de 33 ans, qui a joué tour à tour en troisième, deuxième ligne et à l'aile chez les Bleus, au poste de n° 8 titulaire du XV de France. Après la défaite contre l'Angleterre, le sélectionneur tricolore s'accrochait encore à sa conviction initiale, déclarant : "Face à l'Italie, je préfère le voir démarrer le match, à la limite, que remplaçant. J'ai revu le match. Sa prestation, de la même manière que celle de Clément Poitrenaud ou de Yoann Huget, ne m'a pas semblé catastrophique."
"LA FERMER ET TRAVAILLER"
Présent sur la pelouse au coup d'envoi à Rome, Chabal est passé à côté de son match ; sa prestation médiocre pourrait lui être fatale. Lorsqu'au lendemain de la défaite, le sélectionneur tricolore affirme sous le coup de la colère que "certains avaient sans doute disputé leur dernier match sous le maillot bleu, samedi en Italie", "The Caveman" ("L'homme des cavernes") semble particulièrement visé. Au mieux, face à un Harinordoquy redevenu incontournable en n° 8, Chabal peut aspirer à redevenir cet "impact player", capable de faire des entrées en jeu tonitruantes en deuxième période, ce poste qu'il occupait lorsqu'il découvrait le maillot bleu il y a une dizaine d'années.
Depuis le 12 mars, la figure la plus médiatique du rugby français, familière des plateaux télévisés (il aurait refusé de participer à l'émission de TF1 "Danse avec les stars"), des spots publicitaires et des tables de poker, ne s'exprime plus publiquement. Les derniers mots du rugbyman sur le site de microblogging Twitter, dont il est d'habitude un utilisateur frénétique, date du jour où il a perdu sa place chez les Bleus. "Quand on est là, il n'y a qu'une chose à faire. La fermer... et travailler." L'international aux 62 sélections, dont le corps a du mal à gérer l'enchaînement des matches cette saison, applique cette leçon à la lettre.
BERBIZIER : "UNE PÉRIPÉTIE DE LA VIE D'UN JOUEUR"
Pour espérer retrouver le lustre du maillot bleu, Chabal n'a qu'une seule solution : briller avec son club, deuxième du Top 14, qui peut espérer beaucoup de la fin de saison. Lundi, le manageur du Racing-Métro Pierre Berbizier a pris la défense de son joueur en conférence de presse, rappelant à quel point son parcours international a toujours été chaotique : "Si je me rappelle bien, personne ne voyait Chabal comme n° 8, et puis il est devenu le n° 8 incontournable de l'équipe de France et il redevient maintenant un paria. Pour nous, il reste le même au niveau du club. On continuera à l'utiliser comme on l'a toujours utilisé."
"C'est une péripétie de la vie d'un joueur. Il a passé une période où il n'était pas au mieux. J'espère qu'on lui donnera les moyens de revenir à son meilleur niveau", a poursuivi Berbizier, assurant que le joueur "est bien" depuis son retour. Titulaire indiscutable en deuxième ligne avec son club, Sébastien Chabal aura sans doute l'occasion de prouver dès samedi, face au Stade toulousain et sa bande d'internationaux français, que sa carrière rugbystique peut encore profiter d'un nouveau souffle.
Ecarté de l'équipe de France après la défaite contre l'Italie le 12 mars, Sébastien Chabal est passé en quelques semaines du rang de vedette médiatique à celui du "paria", dont la place chez les Bleus est très sérieusement contestée à six mois de la Coupe du monde. Le joueur du Racing-Métro a traversé le Tournoi des six nations comme une ombre : les deux fois où il a été titulaire, en Angleterre et face à l'Italie, la France a perdu. Sans lui, elle montre un visage plus rassurant.
Marc Lièvremont a fini par renoncer à vouloir installer le Racingman de 33 ans, qui a joué tour à tour en troisième, deuxième ligne et à l'aile chez les Bleus, au poste de n° 8 titulaire du XV de France. Après la défaite contre l'Angleterre, le sélectionneur tricolore s'accrochait encore à sa conviction initiale, déclarant : "Face à l'Italie, je préfère le voir démarrer le match, à la limite, que remplaçant. J'ai revu le match. Sa prestation, de la même manière que celle de Clément Poitrenaud ou de Yoann Huget, ne m'a pas semblé catastrophique."
"LA FERMER ET TRAVAILLER"
Présent sur la pelouse au coup d'envoi à Rome, Chabal est passé à côté de son match ; sa prestation médiocre pourrait lui être fatale. Lorsqu'au lendemain de la défaite, le sélectionneur tricolore affirme sous le coup de la colère que "certains avaient sans doute disputé leur dernier match sous le maillot bleu, samedi en Italie", "The Caveman" ("L'homme des cavernes") semble particulièrement visé. Au mieux, face à un Harinordoquy redevenu incontournable en n° 8, Chabal peut aspirer à redevenir cet "impact player", capable de faire des entrées en jeu tonitruantes en deuxième période, ce poste qu'il occupait lorsqu'il découvrait le maillot bleu il y a une dizaine d'années.
Depuis le 12 mars, la figure la plus médiatique du rugby français, familière des plateaux télévisés (il aurait refusé de participer à l'émission de TF1 "Danse avec les stars"), des spots publicitaires et des tables de poker, ne s'exprime plus publiquement. Les derniers mots du rugbyman sur le site de microblogging Twitter, dont il est d'habitude un utilisateur frénétique, date du jour où il a perdu sa place chez les Bleus. "Quand on est là, il n'y a qu'une chose à faire. La fermer... et travailler." L'international aux 62 sélections, dont le corps a du mal à gérer l'enchaînement des matches cette saison, applique cette leçon à la lettre.
BERBIZIER : "UNE PÉRIPÉTIE DE LA VIE D'UN JOUEUR"
Pour espérer retrouver le lustre du maillot bleu, Chabal n'a qu'une seule solution : briller avec son club, deuxième du Top 14, qui peut espérer beaucoup de la fin de saison. Lundi, le manageur du Racing-Métro Pierre Berbizier a pris la défense de son joueur en conférence de presse, rappelant à quel point son parcours international a toujours été chaotique : "Si je me rappelle bien, personne ne voyait Chabal comme n° 8, et puis il est devenu le n° 8 incontournable de l'équipe de France et il redevient maintenant un paria. Pour nous, il reste le même au niveau du club. On continuera à l'utiliser comme on l'a toujours utilisé."
"C'est une péripétie de la vie d'un joueur. Il a passé une période où il n'était pas au mieux. J'espère qu'on lui donnera les moyens de revenir à son meilleur niveau", a poursuivi Berbizier, assurant que le joueur "est bien" depuis son retour. Titulaire indiscutable en deuxième ligne avec son club, Sébastien Chabal aura sans doute l'occasion de prouver dès samedi, face au Stade toulousain et sa bande d'internationaux français, que sa carrière rugbystique peut encore profiter d'un nouveau souffle.
mercredi 9 mars 2011
Ligue des champions : Tottenham résiste au Milan AC pour rejoindre les quarts
Ligue des champions : Tottenham résiste au Milan AC pour rejoindre les quarts
Après l'élimination d'Arsenal mardi à Barcelone, un autre club londonien est, lui, parvenu à créer l'exploit mercredi en huitième de finale de la Ligue des champions. Tottenham a réalisé un match nul (0-0) face au Milan AC pour décrocher sa qualification à domicile. La victoire du match aller, 1-0, en Italie aura donc suffi à l'équipe entraînée par Harry Redknapp. Tactiquement et défensivement performants, les Anglais ont contenu sans trop souffrir les tentatives italiennes.
Soutenus par le public de White Hart Lane, les Londoniens entamaient la rencontre munis d'un enthousiasme certain. Les chants anglais redoublaient. Le milieu de terrain néerlandais Van der Vaart se montrait par deux fois menaçant : une première fois sur un service de Pienaar, la seconde sur une remise de la tête de Crouch (1re et 3e min). Dans la foulée, Aaron Lennon, le feu follet anglais, laissait penser que le pressing londonien allait considérablement gêner le Milan AC lorsqu'il contrait Abate après un sprint de 30 mètres.
LE SOUTIEN DU PUBLIC ANGLAIS
Finalement, les Italiens, handicapés par la défaite du match aller (0-1), prenaient le contrôle du ballon. Le milieu de terrain composé de Flamini, Seedorf et Boateng imposait le rythme de la rencontre. Devant, le trident offensif prestigieux – Ibrahimovic, Pato et Robinho – tentait de trouver les solutions. Le Suédois était le premier à se mettre en action sur un coup franc tendu, sorti par le gardien brésilien Gomes (15e min). Puis, William Gallas se muait en sauveur de Tottenham en repoussant sur sa ligne la tentative de Robinho. Le Brésilien reprenait trop mollement un service en retrait de Pato (25e min).
L'équipe de Harry Redknapp ne parvenait que trop peu à sortir de sa moitié de terrain. Et si les Anglais résistaient, ils le devaient à la grande solidarité affichée par l'ensemble des joueurs. Que ce soit l'attaquant Peter Crouch ou l'ailier Aaron Lennon, les joueurs offensifs du club londien ne renâclaient pas à la tâche défensive. Malgré un tir de Pato sauvé par Gomes (31emin), le Milan AC rentrait donc au vestiaire sans être parvenu à refaire son retard.
La deuxième période reprenait sur une configuration différente. Tottenham subissait nettement moins le jeu. Et Lennon se montrait dangereux sur son aile droite, mettant en difficulté le latéral tchèque Jankulovski. Sur un excellent centre, Crouch manquait d'abord sa reprise de la tête (45e min) avant que, sur un nouveau très bon service de sa part, l'avant-centre des Spurs ne remise dans l'axe sans réussite (56e min). Les Milanais semblaient marquer le coup, manquant de ressources pour pilonner la défense anglaise. Mais sur une relance hasardeuse de Gomes, Robinho inquiétait par deux fois le gardien brésilien, qui rattrappait lui-même son erreur (65e min).
LE RETOUR DE BALE
Redknapp lançait alors dans la bataille, en remplacement de Van der Vaart, le talentueux gallois Gareth Bale, de retour de blessure. La décision de l'entraîneur prouvait le choix tactique des Anglais, qui n'avaient visiblement pas peur de jouer le 0-0, synonyme de qualification. Malgré un dernier quart d'heure en leur faveur, les Milanais ne se créaient qu'une dernière situation de but. Robinho était contré in extremis après un une-deux réalisé avec Ibrahimovic (90e min).
Leader de Serie A, Milan devra se contenter du championnat italien. Ce sont bien les Spurs de Tottenham qui joueront les quarts de finale, pour la première fois de leur histoire. Deux clubs anglais joueront la semaine prochaine leur qualification : Manchester United et Chelsea.
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| Le Milan AC n'est pas parvenu à renverser la tendance face à Tottenham, mercredi soir. |
Après l'élimination d'Arsenal mardi à Barcelone, un autre club londonien est, lui, parvenu à créer l'exploit mercredi en huitième de finale de la Ligue des champions. Tottenham a réalisé un match nul (0-0) face au Milan AC pour décrocher sa qualification à domicile. La victoire du match aller, 1-0, en Italie aura donc suffi à l'équipe entraînée par Harry Redknapp. Tactiquement et défensivement performants, les Anglais ont contenu sans trop souffrir les tentatives italiennes.
Soutenus par le public de White Hart Lane, les Londoniens entamaient la rencontre munis d'un enthousiasme certain. Les chants anglais redoublaient. Le milieu de terrain néerlandais Van der Vaart se montrait par deux fois menaçant : une première fois sur un service de Pienaar, la seconde sur une remise de la tête de Crouch (1re et 3e min). Dans la foulée, Aaron Lennon, le feu follet anglais, laissait penser que le pressing londonien allait considérablement gêner le Milan AC lorsqu'il contrait Abate après un sprint de 30 mètres.
LE SOUTIEN DU PUBLIC ANGLAIS
Finalement, les Italiens, handicapés par la défaite du match aller (0-1), prenaient le contrôle du ballon. Le milieu de terrain composé de Flamini, Seedorf et Boateng imposait le rythme de la rencontre. Devant, le trident offensif prestigieux – Ibrahimovic, Pato et Robinho – tentait de trouver les solutions. Le Suédois était le premier à se mettre en action sur un coup franc tendu, sorti par le gardien brésilien Gomes (15e min). Puis, William Gallas se muait en sauveur de Tottenham en repoussant sur sa ligne la tentative de Robinho. Le Brésilien reprenait trop mollement un service en retrait de Pato (25e min).
L'équipe de Harry Redknapp ne parvenait que trop peu à sortir de sa moitié de terrain. Et si les Anglais résistaient, ils le devaient à la grande solidarité affichée par l'ensemble des joueurs. Que ce soit l'attaquant Peter Crouch ou l'ailier Aaron Lennon, les joueurs offensifs du club londien ne renâclaient pas à la tâche défensive. Malgré un tir de Pato sauvé par Gomes (31emin), le Milan AC rentrait donc au vestiaire sans être parvenu à refaire son retard.
La deuxième période reprenait sur une configuration différente. Tottenham subissait nettement moins le jeu. Et Lennon se montrait dangereux sur son aile droite, mettant en difficulté le latéral tchèque Jankulovski. Sur un excellent centre, Crouch manquait d'abord sa reprise de la tête (45e min) avant que, sur un nouveau très bon service de sa part, l'avant-centre des Spurs ne remise dans l'axe sans réussite (56e min). Les Milanais semblaient marquer le coup, manquant de ressources pour pilonner la défense anglaise. Mais sur une relance hasardeuse de Gomes, Robinho inquiétait par deux fois le gardien brésilien, qui rattrappait lui-même son erreur (65e min).
LE RETOUR DE BALE
Redknapp lançait alors dans la bataille, en remplacement de Van der Vaart, le talentueux gallois Gareth Bale, de retour de blessure. La décision de l'entraîneur prouvait le choix tactique des Anglais, qui n'avaient visiblement pas peur de jouer le 0-0, synonyme de qualification. Malgré un dernier quart d'heure en leur faveur, les Milanais ne se créaient qu'une dernière situation de but. Robinho était contré in extremis après un une-deux réalisé avec Ibrahimovic (90e min).
Leader de Serie A, Milan devra se contenter du championnat italien. Ce sont bien les Spurs de Tottenham qui joueront les quarts de finale, pour la première fois de leur histoire. Deux clubs anglais joueront la semaine prochaine leur qualification : Manchester United et Chelsea.
mardi 8 mars 2011
Ligue des champions : Barcelone - Arsenal, show devant
Ligue des champions : Barcelone - Arsenal, show devant
"Je pense que les deux équipes ont une philosophie similaire, que les deux équipes n'auront qu'une seule envie, de gagner le match demain soir en restant fidèles à leurs vertus et à leurs qualités". Arsène Wenger a déjà annoncé la couleur : pas question pour Arsenal de jouer petit bras au moment d'aller défendre son maigre avantage (victoire 2-1 à Londres) contre un FC Barcelone prêt lui aussi à en découdre. Très attendu, ce huitième de finale retour entre Barcelone et Arsenal promet un spectacle généreux, dans la lignée d'un aller à rebondissements. Seul petit hic, qui pourrait mouiller le pétard, les deux formations sont handicapées par de nombreuses absences, sur blessure ou suspension.
Côté Barça, c'est la défense qui inquiète, avec les absences de Piqué, suspendu, et de Puyol, blessé. Eric Abidal, impérial dans ce rôle à l'Emirates, sera donc titularisé dans l'axe, associé à Milito ou à Busquets, qui pourrait redescendre d'un cran pour laisser sa place au milieu à Seydou Keita. Pour Arsenal, c'est en attaque que le bat blesse, avec l'indisponibilité de Walcott et l'état convalescent de Van Persie, qui sera finalement du voyage. Egalement incertain, Cesc Fabregas a selon Wenger "90% de chances" de fouler la pelouse du Camp Nou, une première pour celui qui fut formé au Barça.
"NOUS N'AURONS PAS PEUR"
La présence du Gunner espagnol réjouirait presque Pep Guardiola, lequel avoue qu'il "pense toujours au spectacle." "Pourvu qu'ils soient tous là, Van Persie, Cesc (Fabregas)... et qu'on puisse jouer contre le meilleur Arsenal possible", a ainsi lancé l'entraineur catalan. C'est que Guardiola a confiance en son trio d'attaque MVP, Messi - Villa - Pedro, alors que le Camp Nou attend son Messi avec impatience, en espérant que l'Argentin renouvelle sa performance de la saison dernière, lui qui avait fait plier Arsenal à lui tout seul avec un exceptionnel quadruplé (4-1).
Pour Arsenal, un petit but, d'autant plus si il ouvre le score, pourrait se révéler crucial. "Nous voulons leur poser des problèmes en contre-attaque. Nous y allons aussi pour jouer même si nous savons qu'ils auront souvent la balle", a reconnu le défenseur suisse d'Arsenal Johan Djourou. "Nous n'aurons pas peur." A l'image du 2e but inscrit à l'Emirates, Nasri et Archavine auront les clés pour trouver l'ouverture en contre, alors que les supporteurs anglais prient pour que Laurent Koscielny se révèle comme il l'avait fait à l'aller. Barcelonais comme Gunners salivent donc d'avance à l'idée de se retrouver sur le pré du Camp Nou. Et le vainqueur de ce choc d'esthètes fera forcément figure de prétendant à la victoire finale.
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| Lionel Messi, quadruple buteur lors du Barça-Arsenal du 6 avril 2010, au Camp Nou |
Côté Barça, c'est la défense qui inquiète, avec les absences de Piqué, suspendu, et de Puyol, blessé. Eric Abidal, impérial dans ce rôle à l'Emirates, sera donc titularisé dans l'axe, associé à Milito ou à Busquets, qui pourrait redescendre d'un cran pour laisser sa place au milieu à Seydou Keita. Pour Arsenal, c'est en attaque que le bat blesse, avec l'indisponibilité de Walcott et l'état convalescent de Van Persie, qui sera finalement du voyage. Egalement incertain, Cesc Fabregas a selon Wenger "90% de chances" de fouler la pelouse du Camp Nou, une première pour celui qui fut formé au Barça.
"NOUS N'AURONS PAS PEUR"
La présence du Gunner espagnol réjouirait presque Pep Guardiola, lequel avoue qu'il "pense toujours au spectacle." "Pourvu qu'ils soient tous là, Van Persie, Cesc (Fabregas)... et qu'on puisse jouer contre le meilleur Arsenal possible", a ainsi lancé l'entraineur catalan. C'est que Guardiola a confiance en son trio d'attaque MVP, Messi - Villa - Pedro, alors que le Camp Nou attend son Messi avec impatience, en espérant que l'Argentin renouvelle sa performance de la saison dernière, lui qui avait fait plier Arsenal à lui tout seul avec un exceptionnel quadruplé (4-1).
Pour Arsenal, un petit but, d'autant plus si il ouvre le score, pourrait se révéler crucial. "Nous voulons leur poser des problèmes en contre-attaque. Nous y allons aussi pour jouer même si nous savons qu'ils auront souvent la balle", a reconnu le défenseur suisse d'Arsenal Johan Djourou. "Nous n'aurons pas peur." A l'image du 2e but inscrit à l'Emirates, Nasri et Archavine auront les clés pour trouver l'ouverture en contre, alors que les supporteurs anglais prient pour que Laurent Koscielny se révèle comme il l'avait fait à l'aller. Barcelonais comme Gunners salivent donc d'avance à l'idée de se retrouver sur le pré du Camp Nou. Et le vainqueur de ce choc d'esthètes fera forcément figure de prétendant à la victoire finale.
dimanche 6 mars 2011
Ligue 1: Lille revient de Marseille en leader
Ligue 1: Lille revient de Marseille en leader
Lille, qui avait temporairement cédé son trône de leader à Rennes au cours du week-end, a repris sa première place en s'imposant 2-1 à Marseille dimanche, lors de l'affiche de clôture de la 26e journée de Ligue 1.
Plus tôt dans la soirée, l'Olympique lyonnais, porté par Lisandro Lopez, revenu en grande forme après une absence de trois matches et auteur d'un triplé, a battu sèchement Arles-Avignon 5-0.
L'OL est troisième, avec 45 points, comme Marseille. Les deux Olympiques pointent à quatre points de Lille et du Stade rennais, lui aussi 49 points. Paris, cinquième club à lutter pour le titre, en a 44.
L'autre rencontre disputée dimanche après-midi a vu la confirmation du mieux observé chez les Girondins de Bordeaux, vainqueurs à Brest 3-1.
En trois matches, les attaques ont été bien plus efficaces dimanche que lors des sept premières parties de la 26e journée disputées samedi soir, puisque à eux cinq Lyon, Bordeaux, Brest, Lille et Marseille ont inscrit douze buts, contre un total de quatre pour les quatorze équipes s'étant affrontées la veille.
Marseille est avec Paris, battu 1-0 à Auxerre samedi, l'un des principaux perdants de cette journée.
En s'inclinant à domicile sur une splendide frappe de trente mètres d'Eden Hazard (10e) et un but dans le temps additionnel de Pierre-Alain Frau (90e+1), les Phocéens se sont fait dépasser par Lyon à la différence de buts. Le club méditerranéen comptait pourtant trois points d'avance sur l'OL avant le week-end.
Alors qu'ils étaient invaincus en championnat depuis le 5 décembre dernier, les Marseillais perdent des points au moment où les candidats au titre piaffent en vue de la dernière ligne droite printanière.
"Depuis longtemps, on savait que Lille allait être difficile à aller chercher, ils l'ont montré tout au long de la saison", a d'ailleurs réagi le défenseur central de l'OM, Souleymane Diawara.
Vendredi prochain, Marseille ira défier Rennes en Bretagne, en ouverture de la 27e journée.
GOURCUFF BLESSÉ
Sur la pelouse de Gerland, les Lyonnais ont étouffé Arles-Avignon, laissant les joueurs du Sud déboussolés.
Lisandro Lopez, à trois reprises (13e, 51e, 55e), Miralem Pjanic (17e) et Michel Bastos (90e+3) ont été les bourreaux des Provençaux.
"On savait qu'Arles-Avignon n'avait rien à perdre. Mais Lyon est là et sera toujours là, on est dans le sprint final et il faudra compter avec nous", a souri Anthony Réveillère au coup de sifflet final de son 500e match dans l'élite du football hexagonal.
Seule ombre au tableau rhodanien, Yoann Gourcuff est sorti à la 48e minute, touché au gros orteil dans un choc en fin de première mi-temps.
Avec 11 points pris en 26 rencontres, la lanterne rouge Arles-Avignon semble d'ores et déjà se résoudre à la descente en Ligue 2. Le premier non-relégable, Nancy, surnage en effet dix-huit points au-dessus de l'ACA, avec douze journées à disputer.
Bordeaux poursuit sa convalescence. En crise il y a deux semaines après leur lourd revers à Lorient (5-1), les Girondins ont depuis battu nettement Auxerre (3-0), avant d'enchaîner, dimanche, à Brest.
Gerlado Wendel (49e), Jaroslav Plasil (67e), et Cheick Tidiane Diabaté (90e+2) ont permis aux hommes de Jean Tigana de s'imposer 3-1 dans le Finistère, remontant ainsi à la septième place avec 37 points.
Leurs adversaires brestois, qui ont sauvé l'honneur grâce à Brahim Ferradj à la 87e minute, chutent quant à eux de la neuvième à la onzième place, avec 35 points.
Lille, qui avait temporairement cédé son trône de leader à Rennes au cours du week-end, a repris sa première place en s'imposant 2-1 à Marseille dimanche, lors de l'affiche de clôture de la 26e journée de Ligue 1.
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| LILLE REVIENT DE MARSEILLE EN LEADER |
Plus tôt dans la soirée, l'Olympique lyonnais, porté par Lisandro Lopez, revenu en grande forme après une absence de trois matches et auteur d'un triplé, a battu sèchement Arles-Avignon 5-0.
L'OL est troisième, avec 45 points, comme Marseille. Les deux Olympiques pointent à quatre points de Lille et du Stade rennais, lui aussi 49 points. Paris, cinquième club à lutter pour le titre, en a 44.
L'autre rencontre disputée dimanche après-midi a vu la confirmation du mieux observé chez les Girondins de Bordeaux, vainqueurs à Brest 3-1.
En trois matches, les attaques ont été bien plus efficaces dimanche que lors des sept premières parties de la 26e journée disputées samedi soir, puisque à eux cinq Lyon, Bordeaux, Brest, Lille et Marseille ont inscrit douze buts, contre un total de quatre pour les quatorze équipes s'étant affrontées la veille.
Marseille est avec Paris, battu 1-0 à Auxerre samedi, l'un des principaux perdants de cette journée.
En s'inclinant à domicile sur une splendide frappe de trente mètres d'Eden Hazard (10e) et un but dans le temps additionnel de Pierre-Alain Frau (90e+1), les Phocéens se sont fait dépasser par Lyon à la différence de buts. Le club méditerranéen comptait pourtant trois points d'avance sur l'OL avant le week-end.
Alors qu'ils étaient invaincus en championnat depuis le 5 décembre dernier, les Marseillais perdent des points au moment où les candidats au titre piaffent en vue de la dernière ligne droite printanière.
"Depuis longtemps, on savait que Lille allait être difficile à aller chercher, ils l'ont montré tout au long de la saison", a d'ailleurs réagi le défenseur central de l'OM, Souleymane Diawara.
Vendredi prochain, Marseille ira défier Rennes en Bretagne, en ouverture de la 27e journée.
GOURCUFF BLESSÉ
Sur la pelouse de Gerland, les Lyonnais ont étouffé Arles-Avignon, laissant les joueurs du Sud déboussolés.
Lisandro Lopez, à trois reprises (13e, 51e, 55e), Miralem Pjanic (17e) et Michel Bastos (90e+3) ont été les bourreaux des Provençaux.
"On savait qu'Arles-Avignon n'avait rien à perdre. Mais Lyon est là et sera toujours là, on est dans le sprint final et il faudra compter avec nous", a souri Anthony Réveillère au coup de sifflet final de son 500e match dans l'élite du football hexagonal.
Seule ombre au tableau rhodanien, Yoann Gourcuff est sorti à la 48e minute, touché au gros orteil dans un choc en fin de première mi-temps.
Avec 11 points pris en 26 rencontres, la lanterne rouge Arles-Avignon semble d'ores et déjà se résoudre à la descente en Ligue 2. Le premier non-relégable, Nancy, surnage en effet dix-huit points au-dessus de l'ACA, avec douze journées à disputer.
Bordeaux poursuit sa convalescence. En crise il y a deux semaines après leur lourd revers à Lorient (5-1), les Girondins ont depuis battu nettement Auxerre (3-0), avant d'enchaîner, dimanche, à Brest.
Gerlado Wendel (49e), Jaroslav Plasil (67e), et Cheick Tidiane Diabaté (90e+2) ont permis aux hommes de Jean Tigana de s'imposer 3-1 dans le Finistère, remontant ainsi à la septième place avec 37 points.
Leurs adversaires brestois, qui ont sauvé l'honneur grâce à Brahim Ferradj à la 87e minute, chutent quant à eux de la neuvième à la onzième place, avec 35 points.
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