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lundi 28 mars 2011

Sarkozy au Japon vendredi

Sarkozy au Japon vendredi

Nicolas Sarkozy à Toyako (nord du Japon), en juillet 2008, lors d'un sommet du G8. Crédits photo : Michel Euler/ASSOCIATED PRESS


Le président français resterait seulement quelques heures à Tokyo, pour y rencontrer le premier ministre japonais Naoto Kan et la communauté française au Japon, quatre semaines après le tsunami.


Nicolas Sarkozy devrait se rendre à Tokyo vendredi dans la foulée de son déplacement en Chine, où il se rend mercredi pour ouvrir un séminaire sur les désordres monétaires, à Nankin, dans le cadre de la présidence française du G20.

Après avoir été annoncé par la presse nippone, puis démenti par l'Elysée, le déplacement présidentiel serait finalement reconfirmé. L'Elysée attend encore une validation définitive du gouvernement japonais. Le président resterait seulement quelques heures à Tokyo, pour y rencontrer le premier ministre japonais Naoto Kan.

Lors de cette visite éclair, le chef de l'Etat pourrait également rencontrer la communauté française au Japon. Ce déplacement au Japon avait été souhaité par Nicolas Sarkozy pour manifester la solidarité de la France et des pays membres du G20 à l'archipel après le tsunami meurtrier.

«Il n'est pas question de déranger les autorités japonaises qui doivent se consacrer de façon totale à la gestion de la crise mais, bien évidemment, si l'opportunité se présentait et si les autorités japonaises le souhaitaient, il va de soi qu'au moment de mon déplacement en Asie, je me rendrais là-bas pour manifester notre solidarité», avait déclaré Nicolas Sarkozy à la mi-mars.

samedi 26 mars 2011

Fukushima, silences coupables

Fukushima, silences coupables

Des représentants de Tepco, jeudi 23 mars.

Tokyo Correspondants - Sous-informés par les autorités, de plus en plus conscients du risque d'une catastrophe dont ils sont, pour la plupart, dans l'incapacité d'évaluer la gravité, les Japonais sont désormais d'autant plus inquiets que fait aujourd'hui surface, à la lecture de la presse et grâce aux témoignages d'experts nucléaires diffusés sur des chaînes privées de télévision ou sur des blogs, l'arrière-plan nauséabond de ce drame : la puissance de ce que, par pudeur, on nomme le "lobby nucléaire".



Un milieu riche et puissant dont le coeur bat au ministère de l'économie, du commerce et de l'industrie (METI), qui a la haute main sur la politique nucléaire, et dont les ramifications comprennent la Fédération des compagnies d'électricité (FEPC), l'Agence de sûreté industrielle et nucléaire (NISA), les groupes industriels qui construisent les centrales - Toshiba et Hitachi en tête - et les opérateurs.

Ce lobby, qui voit d'anciens hauts fonctionnaires des ministères et agences liés au nucléaire "pantoufler" dans des compagnies d'électricité, est passé maître dans l'art de verrouiller l'information. Il finance d'importantes campagnes publicitaires dans la presse et à la télévision pour assurer que le nucléaire est parfaitement sûr.

L'arrivée au pouvoir, en 2009, d'une nouvelle majorité n'a pas modifié la donne, car le Parti démocrate du Japon (PDJ) s'appuie sur la puissante confédération syndicale Rengo, dont l'une des principales composantes est la branche regroupant les travailleurs du secteur de l'énergie, très attachée au nucléaire.

Cette collusion à grande échelle entre la haute administration, les agences de surveillance, les constructeurs de centrales et les opérateurs fait non seulement taire les oppositions mais aussi évacuer toute question sur le nucléaire. Ce n'est pourtant pas faute de preuves - étayées par des documents - de négligences, de mensonges par omission ou de pures falsifications. Ces agissements s'étaient traduits, en 2002, par la mise en cause des dix compagnies d'électricité du pays pour dissimulation d'incidents dès les années 1970, début du nucléaire dans l'Archipel. La compagnie d'électricité de Tokyo (Tepco), propriétaire et opérateur des centrales de Fukushima, était la première visée.

S'ajoutent cette fois des témoignages - appelés à être vérifiés et remis en perspective - d'anciens de Tepco. Mais, pour l'instant, "brutes de décoffrage", ces révélations font froid dans le dos. Si elles reflètent la réalité, il apparaît que les opérateurs - Tepco, certes, mais aussi ses homologues - ont fait passer la rentabilité à court terme avant l'impératif de sécurité à long terme, ou, dans le meilleur des cas, n'ont pas suffisamment pris en compte le risque dans un pays à forte activité sismique et à tsunamis.

Les centrales de Fukushima étaient conçues pour résister à une vague de 5,5 mètres en prenant comme référence celle qui avait frappé le Chili en 1956... Les réacteurs ont résisté au séisme et se sont arrêtés automatiquement, mais le système de refroidissement, insuffisamment protégé, a cessé de fonctionner. Deux ingénieurs de Toshiba qui ont participé à la conception de la centrale de Fukushima, cités par le quotidien Tokyo Shimbun, estiment qu'un "risque trop bas" a été retenu comme base de calcul.

Du bout des lèvres, le ministre de l'économie a reconnu que "lorsque la situation de crise aura été maîtrisée, nous devrons examiner la gestion de Tepco". Certes, mais entre-temps, combien de victimes seront-elles dénombrées ?

Un ancien ingénieur de Toshiba, qui témoigne anonymement, est plus direct : "Ce n'est pas à une catastrophe naturelle que le Japon est confronté, mais à une catastrophe provoquée par l'homme." Un long article du Wall Street Journal reprend les données exposées par Hidekatsu Yoshi, député communiste et ancien ingénieur nucléaire, qui a démontré, dans un livre paru en 2010 s'appuyant sur des documents de la NISA, que la centrale de Fukushima est celle qui, dans tout le Japon, a connu le plus grand nombre d'incidents, dont une quinzaine d'accidents entre 2005 et 2009, et que ses employés ont été les plus exposés aux radiations au cours de la décennie écoulée. Est également pointé le recours, pour la maintenance des centrales, à des sous-traitants souvent inexpérimentés, qui paient aujourd'hui un lourd tribut à la lutte contre la catastrophe.

La réaction tardive de Tepco est également mise en cause. "Tepco a pris en compte le danger avec lenteur", a déclaré un haut fonctionnaire à l'agence de presse Kyodo. Dans les deux premiers jours qui ont suivi le séisme et le tsunami, le souci de préserver les équipements semble l'avoir emporté sur la prise en compte du risque pour les populations.

Les 8 employés d'Areva, entreprise française leader mondial du nucléaire, qui étaient présents sur le site au moment du séisme, ont rapidement pris la mesure du danger puisqu'ils ont été parmi les premiers à partir. Areva n'avait pourtant jamais émis la moindre crainte sur des risques présentés par les centrales de son client Tepco.

jeudi 17 mars 2011

Le Japon lutte dans l'urgence face au risque nucléaire

Le Japon lutte dans l'urgence face au risque nucléaire

Les autorités japonaises ont poursuivi jeudi, avec à peine plus de succès que la veille, leurs tentatives de refroidissement de la centrale nucléaire de Fukushima, sous l'oeil de plus en plus inquiet de la communauté internationale face aux conséquences du séisme et du tsunami survenus vendredi. 

LE JAPON LUTTE DANS L'URGENCE FACE AU RISQUE NUCLÉAIRE


Des hélicoptères militaires ont largué environ 30 tonnes d'eau sur le seul réacteur 3, qualifié de "priorité" par l'exploitant de la centrale, Tepco, car il est le seul à utiliser du plutonium, plus dangereux pour la santé humaine que l'uranium.

Une première tentative avait échoué mercredi en raison de la forte radioactivité au-dessus de ce réacteur, dont le toit et le système de refroidissement ont été endommagés par une explosion.

Jeudi, deux des quatre largages semblent avoir atteint leur but et ces opérations se poursuivront vendredi, a déclaré l'agence japonaise de sûreté nucléaire.

Des bulldozers ont en outre tenté de dégager une voie d'accès pour des camions citernes afin de leur permettre d'asperger le site.

Une équipe a dû provisoirement suspendre ses opérations d'arrosage au canon à eau en raison de la forte radioactivité, a rapporté la télévision publique NHK. Une autre équipe a ensuite pris le relais.

Des ingénieurs tentent de rétablir l'électricité dans la centrale, coupée depuis le séisme et le tsunami, pour faire fonctionner les pompes nécessaires au refroidissement des réacteurs 3 et 4 et de leurs piscines de stockage du combustible usagé.

ÉLECTRICITÉ RÉTABLIE VENDREDI?

Tepco pense que l'électricité sera rétablie vendredi au plus tôt dans cette centrale située à 240 km au nord de Tokyo et endommagée par une série d'explosions.

La baisse du niveau d'eau dans ces piscines de refroidissement est la principale source d'inquiétude actuelle car, si elles ne sont pas suffisamment immergées, les barres de combustible usagé provoquent des rejets radioactifs dans l'atmosphère.

Le combustible dans les réacteurs est en revanche censé être protégé par une enceinte de confinement.

Gregory Jaczo, président de l'Autorité de sûreté nucléaire américaine (NRC), a déclaré mercredi que la piscine du réacteur 4 pouvait être à sec et que celle du réacteur 3 fuyait.

L'agence japonaise de sûreté nucléaire n'a pas été en mesure de dire si de l'eau recouvrait toujours les barres de combustible usagé.

La piscine du réacteur 4 reste une source de "grave préoccupation", a-t-elle dit.

Dans la centrale, des employés vêtus de combinaisons de protection tentent de surveiller l'évolution de la situation. Ils effectuent des missions de courte durée afin de minimiser leur exposition aux radiations.

La communauté internationale, avec les Etats-Unis au premier rang, exprime son inquiétude face à la situation tout en évitant de critiquer ouvertement le gouvernement japonais, que certains jugent dépassé par les événements.

D'après Thierry Charles, directeur de la sûreté de l'Institut de radioprotection et de sûreté nucléaire (IRSN), les rejets radioactifs au Japon représentent environ un dixième de ceux de la catastrophe de Tchernobyl, en 1986.

DES CENTAINES DE MILLIERS DE SANS-ABRI

De nombreux pays ont conseillé à leurs ressortissants de s'éloigner de la zone à risque et certains, comme la France, facilitent les départs du Japon.

A Tokyo, de nombreux habitants restent cloîtrés chez eux et constituent des réserves de nourriture.

La radioactivité dans la capitale japonaise n'a pas dépassé 0,809 microsievert par heure, cette semaine, soit dix fois moins que ce qu'un patient subi lors d'une radiographie dentaire.

Le gouvernement a mis en garde jeudi contre un risque de vaste panne d'électricité à Tokyo. Cette menace a finalement été écartée car la consommation d'électricité n'a pas augmenté.

Les craintes d'une catastrophe nucléaire ne doivent pas faire oublier l'urgence sanitaire dans laquelle se trouvent les rescapés du séisme et du tsunami dans le nord du pays, rappellent des observateurs.

Des centaines de milliers de personnes restent sans abri et leur situation s'est dégradée avec le froid et la neige qui se sont abattus sur les zones les plus durement touchées par la double catastrophe naturelle.

Les réserves d'eau et de fioul sont faibles dans certains centres d'accueil, où les rescapés patientent sous des couvertures.

Environ 850.000 foyers sont toujours privés d'électricité dans le nord du pays alors que les températures sont hivernales et 1,5 million de foyers n'ont plus l'eau courante.

"Il fait froid aujourd'hui et de nombreuses personnes tombent malades, souffrent de diarrhée et d'autres symptômes", a dit Takanori Watanabe, un médecin de la Croix-Rouge à Otsuchi, une ville côtière dont plus de la moitié des 17.000 habitants sont portés disparus.

Le bilan du séisme du 11 mars a été porté à 4.314 morts et 8.606 disparus.

Les ministres des Finances et les gouverneurs des banques centrales du G7 se réuniront par téléconférence ce jeudi soir pour évoquer la situation au Japon après le séisme.

A la Bourse de Tokyo, l'indice Nikkei a fini en baisse de 1,44% jeudi.

Marine Pennetier et Bertrand Boucey pour le service français

"kizuna311" Message to everybody all over the world.

"kizuna311" Message to everybody all over the world.

Message from Ken Watanabe

We wish to express our sentiments of deepest sorrow and solidarity to
the victims of Tohoku Kanto Earthquake.
Our prayers and thoughts are with everyone who has been affected by
the disaster, and we pray from our hearts that everybody will
peacefully overcome this hardship, and return to normalcy.

We are saddened to see and hear the news of the devastating earthquake
in the Tohoku and Kanto area, and we couldn't resist but ask
ourselves, "what can we do to help earthquake and tsunami victims?".

Then....

Being involved in the Entertainment industry, we concluded that we
must do what we can to the best of our ability.
In the past few days, the media has brought attention to the world of
earthquake and devastation, much foreign press has warmly applauded
our orderliness and solidarity under the catastrophic circumstances,
and has encouraged us to recuperate from the calamity.

And from reading these reports, we have come to realize that we have
great assets. We Japanese can take pride in our "Kizuna", the
solidarity that binds us.

To overcome this painful catastrophe, we must find a way to unite and
find our Kizuna among people.
We decided to create a video library showing the power and benefits
from voluntary work efforts. We wish to deliver the message of hope to
the victims and kindle a light in each one's heart.

We understand that each medium has its role. We would like to show a
different point of view from what the mass media reports everyday. Our
hope is that our message will show the uplifting efforts we Japanese
are making to come together and help one another rebuild our lives
after the earthquake and tsunami. We believe that this message
inspires the power of Kizuna among the victims of these tragedies, and
demonstrates our Kizuna to the world.

We would like to turn our attention toward the rebuilding we must now
do, and inspire the Kizuna required for us to achieve it.

http://www.kizuna311.com/index_eng.html

mardi 15 mars 2011

Hausse de la radioactivité dans un large rayon au Japon

Hausse de la radioactivité dans un large rayon au Japon

Deux nouvelles explosions sont survenues mardi à la centrale atomique de Fukushima-Daiichi sur la côte nord-est du Japon, provoquant dans la région, et cela jusqu'à Tokyo, une hausse du niveau de radioactivité.

HAUSSE DE LA RADIOACTIVITÉ DANS UN LARGE RAYON AU JAPON


La Russie a signalé une légère hausse de la radioactivité dans ses régions extrême-orientales mardi, mais la Chine n'a pas fait état de niveaux anormaux.

Les deux nouvelles explosions signalées mardi, dans les réacteur n°2 et n°4 de Fukushima-Daiichi, s'ajoutent aux deux qui s'étaient déjà produites depuis samedi dans les réacteurs n°1 et n°3. Cette situation provoque une inquiétude d'autant plus vive au Japon, durement touché par le séisme de magnitude 9 et le tsunami dévastateur de vendredi, que, selon l'AIEA, de la radioactivité a été libérée "directement" dans l'atmosphère.

L'explosion au réacteur n°4, qui était en maintenance au moment du tsunami et n'avait pas posé de problème jusqu'à mardi, serait due à de l'hydrogène. Elle a provoqué un incendie dans un bassin de rétention de combustible usagé, qui a été éteint par la suite, indique l'exploitant de la centrale, Tepco.

Une zone d'exclusion aérienne a été instaurée dans un rayon de 30 km au-dessus de la centrale de Fukushima-Daiichi.

Le Premier ministre japonais Naoto Kan a demandé à la population dans un rayon de 30 km autour de la centrale, située à 240 km de Tokyo, de rester chez elle, signe de l'aggravation de la situation au Japon, qui connaît l'accident nucléaire le plus grave au monde depuis celui de Tchernobyl en 1986.

"Un incendie s'est déclaré au réacteur n°4 et le niveau de radioactivité dans les environs a fortement augmenté. La possibilité de nouvelles fuites radioactives se renforce", a dit Kan, le visage sombre, dans une allocution au pays pendant laquelle il a tenu à appeler au calme.

La Bourse de Tokyo a dévissé pour la deuxième journée de suite, clôturant mardi sur une perte de 10,55%. Lundi, elle avait déjà dévissé de plus de 6%. Depuis le début de la semaine, les grands groupes cotés à Tokyo ont perdu dans les 720 milliards de dollars en valeur.

L'ambassade de France au Japon a averti dans un avis lancé à 01h00 GMT mardi qu'un vent de faible radioactivité risquait d'atteindre la capitale japonaise une dizaine d'heures plus tard.

A Maebashi, ville à 100 km au nord de Tokyo, le niveau de radioactivité relevé a été dix fois supérieur à la normale à un moment donné. A Saitama, plus près de Tokyo, la radioactivité est brièvement monté à un niveau 40 fois supérieur à la normale, ce qui ne suffit cependant pas pour causer des problèmes à l'homme.

LA BOURSE DE TOKYO PLONGE

Dans la capitale, seul un niveau faible a été mesuré, qui, à en croire la municipalité, n'est pour le moment "pas un problème".

Malgré l'appel au calme lancé par Naoto Kan, les habitants de Tokyo se sont rués dans les magasins pour acheter des vivres et des produits de première nécessité comme des bougies, des sacs de couchage.

Signe de l'inquiétude qui grandit aussi en Asie, la Chine a fait savoir qu'elle augmentait sa surveillance de la situation, et la compagnie aérienne Air China a annulé ses vols vers Tokyo.

Plusieurs ambassades ont recommandé à leur personnel et à leurs ressortissants de quitter les zones touchées. Les touristes écourtent leurs vacances et les multinationales demandent à leur personnel expatrié soit de quitter le pays soit de s'éloigner de Tokyo.

Au-dessus de la centrale touchée, des vents de nord-est faibles étaient signalés mardi, soit dans la direction de Tokyo, mais ils devaient tourner à l'est dans les heures à venir.

Selon Murry Jennex, professeur à l'université de l'Etat de Californie à San Diego, l'accident nucléaire actuel est plus grave que celui de Three Mile Island aux Etats-Unis en 1979.

Les secours continuent de s'affairer dans les régions touchées par le séisme et le tsunami, dont le coût financier pourrait s'élever à 180 milliards de dollars.

Environ 850.000 foyers dans le nord du pays sont toujours privés d'électricité, alors que la région connaît une vague de froid qui fait chuter les températures sous le zéro la nuit. En outre, au moins 1,5 million de foyers sont sans eau courante. Des dizaines de milliers de personnes sont toujours portées disparues.

Des villages et des villes ont été rayées de la carte par le mur d'eau qui s'est abattu sur les régions côtières vendredi dernier. Les autorités s'en tiennent pour l'heure à une estimation d'au moins 10.000 morts. Depuis le début de la catastrophe, 450.000 habitants ont été évacués du fait du séisme et du tsunami, et 80.000 autres du fait du risque nucléaire.

Avec Nathan Layne, Linda Sieg et Chisa Fujioka, Eric Faye pour le service français